NIGHT CLUBBING – Exposition de laurent DESERT à la galerie Ec’arts de l’INSPE de RENNES. Du 03 Mars au 8 Juin 2026.

Photographier c’est écrire avec la lumière. Par collisions de lumières, collages de textes et collusions d’images, Laurent Désert parvient à nous surprendre, à nous émerveiller du réel.

« Le monde est beau avant d’être vrai, le monde est admiré avant d’être vérifié » Gaston Bachelard

Cette démarche artististique protéiforme sait capturer la poésie d’un objet, la douceur d’une lueur, l’apparition d’une luciole pour mieux nous perdre dans l’espace et le temps. On assiste fasciné à des apparitions de formes et de poussières d’étoiles, à la naissance d’une véritable cosmographie artistique.

« J’ai écris une ode à l’univers, j’ai voulu donner à contempler et à comprendre » Hubert Reeves

Entre ciel et terre, nuages et plaques d’égout (autrement appelés regard de chaussée), les yeux en l’air ou au sol, happés par un faisceau lumineux, suivant ou enjambant un canal d’images numériques, notre regard se concentre, se disperse, flotte dans l’espace de la galerie. En photographiant le cycle de l’eau, de l’état liquide à l’état gazeux, Laurent Désert inonde notre imaginaire de sensations colorées.

« Nageur aveugle je me suis fait voyant » Max Ernst

Le cercle est une figure de la perfection et de l’infini. Pour les tibétains comme pour les tribus africaines, les vieux philosophes du Moyen âge ou les maîtres zen, le cercle est la figure centrale: vide nourricier, plénitude première, lieu de naissance de tout ce qui est. Qu’en est-il pour Laurent Désert ? Cette figure lui sert-elle à méditer ?

Mots, thèmes, incitations en écho à la démarche artistique de laurent Désert et déclencheurs de pratiques plastiques: – De l’infiniment petit (comme vu au microscope ) à l’infiniment grand (échelle macro) – matières nébulaires (quarks, électrons, neutrons, atomes, molécules, biomolécules, cellules, organismes vivants ) « QENA M BCO » pour s’en souvenir et qui constituent l’univers et engendrent la vie – Poussières d’étoiles – voie lactée – nuages de nébuleuses – pléiades bleutées – noyaux de galaxies interstellaires – planètes – constellations – iris – pupilles – oeil -oculus – diaphragme etc

  • Fabrication et investigations plastiques d’un carnet, leporello (de formes rondes à partir d’un format A3) pour recueillir vos impressions, ressentis devant les oeuvres exposées.
  • Croquis, prises de notes, relevés poétiques sur place, échanges oraux portant sur ce qui a retenu votre attention.
  •  » Capturez puis composez avec la lumière » – Réalisations d’une série de cyanotypes de formes rondes sur format carré.
  • « Bleu nuit » cyanotypes
  • « Faîtes la lumière »: Avec la source lumineuse figurée, crayon graphite et fusain sur format carré blanc – En représentant uniquement les effets lumineux, crayons et encre blanche sur format carré noir.
  • « c’est la nuit » stylo bic sur papier blanc de format rond
  • Prise d’empreintes de couvercles pour un travail sériel sur le motif rond.
  • « Pliez de manière aléatoire une feuille de brouillon puis recouvrez la d’une autre feuille de papier et réalisez son empreinte par frottage à l’aide d’un crayon. Concevez une image à partir de cette forme aléatoire. « Regarde sur un mur barbouillé de taches […], tu y verras des paysages, des montagnes, des fleuves, des batailles, […] » Léonard de Vinci. Voir paréidolie.
  • Prélevez des images, textures, couleurs issus de magazine , composez par le collage et le dessin une représentation inattendue mais cohérente d’un espace profond, à l’infini et au-delà ! Collage (combinaison, hybridation, métissages, passages , compositions ) – Série de trois formats ronds sur bandes horizontales.
  • Utilisez les images au sol de l’exposition comme matériaux d’une nouvelle production artistique suivant une pensée dialectique ( action d’opposer, d’argumenter, de distancier et de confronter) puis une pensée divergente (action d’associer afin de créer du nouveau). Ainsi pourra-t-on interroger les couples suivants: Détruire/créer – Décomposer/recomposer -Déconstruire/reconstruire – Déchirer/associer – Prélever/incorporer – Fragmenter/réunir – Hétérogène/homogène

Enjeux des TP d’arts Plastiques, des techniques et des notions autour de traces, empreintes, frottages, monotypes et cyanotypes . Autant de procédés techniques qui appartiennent à la grande famille de l’estampe et qui interrogent: le geste, la représentation, la lumière, la ressemblance et l’écart avec le réel, la narration présente dans les images fabriquées:

Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien inventé en 1843 par le scientifique J.F.W Hecshel et utilisé par les botanistes pour répertorier les plantes puis par les artistes . On obtient ainsi par contact, un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Anna Atkins, botaniste et aquarelliste l’a magnifiquement enrichie dans un livre « British Algae « 

Anna Atkins, Alaria esculenta (1849)et Ulva latissima (1853), publié dans Photographs of British Algae, 1843–53. Cyanotypes. New York Library.

Techniques expliquées ci-dessous:

Une synthèse des objectifs visés et des questionnements présents dans les programmes d’Arts plastiques du cycle 1, 2 et 3:

Autres références artistiques en lien avec laurent Désert:

les planètes de François Dilasser, les séries de frottage-collage de Max Ernst, les tondos d’Alechinsky, les collages-dessins de Francis Blanchemanche, les collages dadaïstes, surréalistes et collages numériques contemporains.

« Regarder n’est pas une compétence, c’est une expérience dont
il faut, à chaque fois, reformer, reconstruire les fondations. […]
Tout est là, rien n’est caché ! Le mystère n’est pas derrière la porte,
il est la porte elle-même »
Georges DIDI-HUBERMAN
« […] “rencontrer une œuvre”, ce n’est pas simplement “passer devant”, ce n’est pas seulement l’avoir devant soi, la percevoir physiquement, la désigner, pointer ces éléments… Et ce n’est pas seulement en parler, nommer son créateur, ses matériaux, son
histoire, l’analyser à l’aide d’outils divers. En utilisant l’expression
de rencontre avec l’œuvre, nous postulons, à titre exploratoire,
une différence entre “être au contact de” et “faire l’expérience
de”. »

Jean-Charles CHABANNE

Gabarits pour réaliser un fanzine – pliage magique et leporello:

Résidence d’artiste des master MEEF 1 Arts Plastiques en partenariat avec le FRAC Bretagne – Performances « rule game five » de Lucinda Childs avec Jacob Storer issu de la compagnie de Trischa Brown

Dans le cadre de la résidence d’artiste mené entre le FRAC Bretagne et l’INSPE de Rennes, trois restitutions de la performance dansée de « Rule Game five  » de Lucinda Childs seront données par les étudiant.es en master MEEF 1 Arts Plastiques au FRAC bretagne. Dates ci-après:

Lors du vernissage de l’expo Lucinda CHILDS jeudi 29 janvier 2026 entre 18h  et 21 hLors de la journée Droit des femmes, rencontre avec lucinda Childs et Lou Forster- dimanche 08 mars 2026 à partir de 17 hLors de la Nuit des musées, samedi 23 mai 2026 entre 18h et minuit 

Corpus des oeuvres présentées physiquement au FRAC, nous permettant d’appréhender leur matérialité, leur présence réelle dans l’espace:

Pour aller plus loin, quelques propositions d’échauffements, d’exercices pour initier des futurs professeurs ou des élèves à l’appréhension de l’espace, celui de la classe par exemple, à appréhender leur corps par le jeu, pour les sensibiliser à la danse contemporaine etc:

Bref retour réflexif sur la situation – problème vécue en cours : « Faîtes la danse pas les danseurs «  – 3 ateliers: dessin, modelage argile et assemblage cartons rigides et souples. Contrainte ou obstacle d’expression: ne pas représenter le référent, la source de la danse, soit les danseurs, mais les effets, les traces laissées par le mouvement de la danse . Notions: corps-gestes, mouvements réels mouvements figurés, énergies, dynamismes, tensions, série, suites, séquences, espace (celui réel du format ou celui suggéré, surfaces ou étendues), temps (celui de la pratique, celui du mouvement suggéré, évoqué, celui de la perception de son travail par les autres ) formes (dynamiques, obliques, non figuratives, en équilibre ou bien en déséquilibre). Réfléchir à la pertinence des trois ateliers simultanés ou alternés, à donner son point de vue sur une autre production que la sienne (ouverture à l’altérité ), à assembler cartons rigides et fil de nylon (mobiles suspendus dans l’espace de la classe, sans réel support, sensibles aux mouvements de l’air )

Ci-après, des propositions ouvertes de dispositifs d’enseignement dans une approche spiralaire conçue comme approfondissement de l’initiation à la danse. Variations autour de la musique, du son comme matériau de création:

Détails de quelques productions d’étudiant.es réalisées en écoutant la musique contemporaine  » tabula rasa » du compositeur estonien Arvo Pärt.

Polyphonies visuellesQuelques observations, propositions puis quelques questions d’enseignement possibles:

Variations sur la quantité et la qualité de la couleur. « 1 m2 de bleu sera toujours plus bleu qu’1 cm2 du même bleu  » Matisse. Pointer le vocabulaire lié à la couleur (tons, teintes, dégradés, pure, saturée, en surface, par étendue etc) à sa fluidité (en lavis / jus coloré ou par empâtement), à sa matière/densité ( pure ou avec effets texturés avec ajout de sable par exemple – voir Georges Braque ) Relier couleurs et sons (hauteur, intensité, timbre). Voir Paul Klee ou Wassily Kandinsky , il s’agit ici d’une contrainte d’expression. Nommer les types d’outils utilisés et leurs effets ( doigt, main, pinceau, calame, plume, clou etc) Voir Fabienne Verdier. Identifier les touches, les traces colorées présentes. Comment composent-elles l’espace donné, comment donnent-elles à voir de la matière sonore ? Comment ont-elles été produites (aspect procédural), en rythme, synchronisé ou en décalage, en écho ou en contrepoint par rapport à la musique ? Les élèves en avaient-ils conscience lors de leur action (poïétique) ? Voir les définitions et citations données par Jean-Yves Bosseur dans vocabulaire des arts plastiques.

Incidence du format donné (en bandes horizontales ou verticales) conditionne, perturbe, ou oriente-t-il le geste peint ? induit-il un sens de lecture qui vient renforcer, suivre ou au contraire contredire la durée du temps écoulé, vécu pendant la pratique picturale ? Donner un titre à sa production, (qui illustre ou s’émancipe des traces peintes ). Trouver une légende explicative qui distinguerait la nature des traces, touches, couleurs etc obtenus.

Rouler les supports papiers avant (de manière concave ou convexe) ou les humidifier au préalable. La forme du support agira alors comme une véritable contrainte matérielle.

Du référent à l’absence de référent: 1 /Faire, fabriquer un marcheur (silhouette stylisé sans détail) avec du carton et des attaches parisiennes – durée 15 mn. Animer, filmer ce pantin articulé en le promenant sur un support de touches colorées réalisé précédemment) 2/ Faire, fabriquer , modeler la marche, ou la danse, le mouvement dansé, mais cette fois sans représenter le marcheur, le danseur ,le référent. A partir d’un bloc d’argile et d’outils; ébauchoirs et mirettes

Se rappeler qu’en physique, le spectre lumineux visible (dont la couleur en dépend directement – va de l’infra rouge à l’ultra violet) et le spectre sonore audible (va de l’infra son à l’ultra son) . Ils peuvent se retrouver superposer sur la même onde. Seules les fréquences différentes vont nous permettre de les percevoir, de les entendre ou non ! L’onde sonore manifeste donc les même phénomènes de Réflexion et de réfraction que l’onde lumineuse, mais pas ceux de la diffraction. Cependant la réverbération et l’écho sont des phénomènes proprement sonores

Enjeux d’un atelier danse pour les futurs enseignants:
Sensibiliser les futurs enseignants aux possibilités de la danse et aux bénéfices pour leurs classes : ouverture d’esprit, cohésion de classe, expérience avec les élèves, réappropriation didactique et pédagogique pour mettre en place des séances. – Décloisonner les pratiques – Apprendre à investir
l’espace en tant que professeurs devant une classe, apprendre à bouger, utiliser son corps pour s’exprimer, transmettre. – Ouverture à l’utilisation des sens pour être sensible aux élèves, à l’ambiance de la classe
Enjeux de l’atelier danse pour les élèves :
Découvrir la danse, peut être déclencher des envies, ouverture d’esprit, appréhender les arts comme un tout – Travailler les sens, la sensibilité aux autres, le vivre ensemble, l’empathie – Faire preuve de tolérance -Rencontrer un artiste, poser des questions sur son travail, sur son processus de création,
sur son parcours. La danse classique, plus codifiée, lutte contre la gravité ▲tandis que la danse contemporaine joue avec la gravité ▼.
Différents exercices d’échauffement :
Montrer différentes façons de marcher puis créer une phrase dansée. Insérer des attitudes immobiles dans une seconde phrase. Créer un duo, puis un trio avec des façons communes de se déplacer.
Tirer , au sort des consignes à suivre. Marcher le long d’une ligne ( ruban de masquage au sol) de manière différente à chaque fois puis en jouant avec cette ligne. Marcher puis chuter (matelas au sol) . Marche rythmée en groupe et arrêt simultané ou s’arrêter à un top sonore ou musical – marche rythmée en groupe en avant, en arrière, vers l’extérieur d’une spirale ou d’un cercle, suivant une force centrifuge puis vers l’intérieur, suivant une force centripète – ralentir, se regrouper en maintenant un point de contact, puis deux, puis trois tout en continuant de bouger – marche rythmée en groupe sur des matelas et
tomber, chuter (comme la fonte lente d’un iceberg, d’un glaçon ) suivant différents temps : 8 temps puis 6, 4, 2, 1, en gardant le même temps au sol que lors de la fonte – marcher en groupe et tomber en même temps – choisir quelqu’un, marcher en groupe en gardant toujours la même distance avec la personne choisie puis courir en groupe, en gardant toujours la même distance.
Apprentissage d’une phrase chorégraphique à partir de la suite de Fibonacci (1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21 etc) dans le sens croissant puis décroissant. D’abord en comptant les nombres à voix haute et en frappant dans les mains puis
en silence, puis sur une musique (répétitive, minimale ou électroacoustique – compositions de Steve Reich, Arvo Pärt, Pierre Henry…)
Juxtaposer plusieurs mouvements choisis pour créer des phrases de chorégraphie personnelles en 4, 6 et 8 temps. Les filmer, les dessiner, les décrire, les mémoriser.
Mettre en scène un texte, un alphabet en créant un vocabulaire, un inventaire corporel de gestes, de mouvements. Consulter article sur le blog (Atelier Micouin, PREAC danse), le site numéridanse ou le dossier très complet de CANOPE intitulé « Danser avec les albums de jeunesse » pour aller encore plus loin:

https://www.reseau-canope.fr/fileadmin/user_upload/Academies-ateliers/DT_Languedoc-Roussillon_Midi-Pyrenees_LRMP/les_essentiels/les_essentiels_danse.pdf

Exposition de Coline GAUTIER

Dans le cadre du dispositif de soutien Contre Vents et Marées de la Région Bretagne, Coline a réalisé en mai 2024 une résidence de recherches à Roscoff, en travaillant sur la pratique ancestrale du ramassage de goémon. Intéressée par le geste de ce métier, mais également les différentes utilisations que l’on peut faire de ce mélange d’algues, elle souhaite travailler à la manière d’une goémonière. Ramasser, faire sécher puis brûler les algues, afin d’en obtenir un « pain de soude », et par la suite, développer avec une approche artistique, une nouvelle utilisation possible de ces cendres iodées. Ce travail de recherche historique donnera lieu à un projet d’exploration de la matière que nous pensons intéressant de présenter au sein de la galerie EC’ART. 

Quelques visuels sur les oeuvres de coline Gautier présentées à l’espace ec’arts:

Un ouvrage incontournable de Paul Ardenne historien et critique d’art sur l’éco-création, l’éco-oeuvre d’art. « La nature est tout à la fois un être, une coprésence, une force. Travailler en elle, oui. Mais il est mieux encore de travailler avec elle, d’en faire un partenaire actif de la création artistique. » « L’éco-œuvre réussie […] est invariablement une affaire de responsabilité, de civisme, d’éthique » (p. 239). L’écologie n’est qu’une partie d’une écosophie plus globale qui inclut également des enjeux sociétaux, même s’il faut pour cela s’imposer quelques sacrifices. Ainsi en va-t-il de l’art du recyclage, ou de l’art du soin, du réconfort. Pour les entreprises éco-artistiques éthiques, « [l]’important […] c’est de signifier en premier lieu un état de fait problématique et matière à travailler à le réduire » (p. 254). Là est l’espoir d’un authentique éco-art, de ce que Paul Ardenne définit dans sa brève conclusion comme un anthropocènart « démonstratif, militant, exemplaire et pas seulement illustratif » (p. 266).

Pour aller plus loin: https://journals.openedition.org/ere/6376

Photographies d’Yves de Orestis sur la performance de Coline Gautier dans le cadre du festival SETU de 2023 à Eliant dans le Finistère.

La marche comme expérience sensorielle et artistique comme chez Esther Ferrer, Francis Alÿs ou Hamish Fulton :

Charles Pépin, philosophe : Grâce à l’interprétation subjective que le peintre fait d’une réalité banale, notre regard est modifié, transformé. Par une approche sensible des choses, nous aiguisons nos perceptions qui vont nous faire éprouver des sensations et des émotions nouvelles. Cette sensibilité s’éduque et se cultive: par tâtonnement expérimental (Voir la pédagogie de Célestin Freinet ), en éveillant nos sens par des méthodes intuitives, en partageant un vécu sensoriel. Nous percevons grâce à nos sens qui sont toujours façonnés par notre expérience individuelle et collective. Ils nous ouvrent au monde…

Extrait du préambule à la séquence Ecrire, c’est dessiner . Académie de Nantes, onglet :Espace Arts plastiques- Insitu:
« Ecrire c’est dessiner.
Grâce à la trace laissée par un geste, l’artiste livre une mémoire à l’humanité.
Il s’agit d’apprendre aux élèves l’importance de la main qui trace et qui relie le corps à l’intellect, et de comprendre la notion d’autonomie du geste en dessin ou en peinture. A l’école, il est souvent attendu des élèves qu’ils restent assis – en tous cas, une bonne partie de leur journée. Cette attente invisibilise le corps, qui est pourtant aussi un outil pour apprendre. En effet, la mémoire est aussi kinesthésique. En se mouvant, en manipulant, en étant autonome, on sollicite la mémoire du corps.
Ici, il s’agira de mettre les élèves en situation de lâcher-prise, de relative liberté, de viser l’apprentissage de leur autonomie et leur prise d’initiative. Arriver à comprendre ce que l’on entend par l’autonomie du geste en peinture ou en dessin, en cours de séquence, est l’un des objectifs visés.[…] On dessine avant de savoir écrire et compter.
Comme l’écrit en 2008 Nancy Huston, dans L’espèce fabulatrice, le propre de l’humain est de raconter des histoires. Aussi, avant d’inventer l’écriture, on tapait en rythme et on dansait, on dessinait sur les parois des grottes et sans doute s’exerçait-on au préalable sur une surface instable, comme Jean Rouaud le suppose dans son roman Préhistoires, 2022 »

Extrait du lexique pour les Arts Plastiques sur le site Eduscol:

« Une pratique bidimensionnelle : le dessin en arts plastiques
Dessiner est souvent perçu comme la volonté de représenter ce qui est observé de la manière la plus « juste » : un objet, un paysage, un portrait etc. Toutefois, dès que l’on dessine, on fait des choix. En arts plastiques, ces choix, liés à la représentation, sont appelés « écarts », que l’objet soit observé, mémorisé ou imaginé. Il s’agit de faire comprendre à l’élève que ces choix ne sont pas dus au hasard mais sont étroitement liés à l’intention de l’artiste et aux moyens dont il s’empare (outils, support, etc.). Ces choix sont porteurs d’une valeur expressive. Dessiner peut également signifier explorer des outils, des gestes, des supports sans volonté de représenter. Le dessin est alors le lieu de formes imprévues, d’inventions graphiques, d’élaboration de langages inventés, telle l’exploration graphique réalisée par Paul Klee en 1922 sur le carnet de Nina Kandinsky.
Enfin, le dessin a également une autre fonction fondamentale en arts plastiques : il permet d’élaborer un projet. Par exemple, cette fonction peut être convoquée dans le cas d’un projet tridimensionnel, en sculpture ou en architecture : l’élève peut dessiner ce qu’il projette de réaliser. Il convient alors de confronter l’intention à la réalisation, tenant compte notamment des effets induits par
la matière, les matériaux, etc. »

Claude Reyt, Les arts plastiques à l’école, Armand Colin, 1998
Dans L’homme du commun à l’ouvrage (Idées/Gallimard), Dubuffet donne cette définition : « l’Art est un jeu – le jeu de l’esprit. Le jeu majeur de l’homme. Un enfant regarde un instant une boule de chiffon- une pensée le traverse ; cet objet est un Peau-Rouge. Il décide de croire que cette poupée de chiffon est un Peau-Rouge. D’en avoir peur comme on a peur des Peaux Rouges. Il en a peur en effet. » Trois opérations mentales et plastiques fondées sur la faculté à imaginer sont ici décrites : regarder (un chiffon), associer (à un Peau-Rouge), transformer (en Peau-Rouge).
Le jeu symbolique introduit ensuite le simulacre de la peur…L’important en est l’enchaînement, du regard à la pensée puis à la décision de faire du chiffon autre chose. Si cette décision est suivie d’effet, l’enfant agira en transformant l’objet, entrant ainsi dans le champ d’opérations plastiques.

On retiendra enfin l’acronyme RITA pour retenir les quatre opérations plastiques que sont Reproduire, Isoler, Transformer, Associer:

Un extrait issu d’Eduscol sur la pédagogie du sensible:

Le support est l’appui ou le soutien de quelque chose. Il s’agit d’une surface ou matière qui reçoit la trace d’un outil ou sur lequel sont déposés des matériaux comme une couche de peinture, d’encre ou de pigments, ou encore des éléments tridimensionnels. Un support peut être passif (neutre, il se fait oublier), actif (il modifie la trace de l’outil ou le matériau) ou encore productif (il produit lui-même la trace, par exemple lors d’un pliage). Le matériau désigne toute matière transformée ou non qui sert à construire une œuvre (ce qui constitue une œuvre d’art comme le marbre, le bronze, la toile de lin etc … )

Mini-pratique exploratrice et questionnante lors du CM: Autour du motif de l’algue, trouvez des façons de rendre actif puis productif chaque support papier distribué. Actif, c’est-à-dire de manière à ce qu’il modifie la trace de l’outil ; Productif, c’est-à-dire qu’il produise la trace lui-même, en devenant ainsi matériau. Deux supports papier, outils au choix, temps 5 mn pour chaque.

Quelques exemples de productions d’étudiants réalisés en 15 mn à partir d’une feuille blanche épaisse de 10cm de large sur 20 de hauteur. En empruntant le motif de l’algue marine, rendez votre support actif ou productif et non plus simplement passif. Mediums, techniques au choix. Les mots de vocabulaire suivants ont été extraits lors de l’affichage: humidifier, imbiber, former, tracer – Plier/déplier, froisser /défroisser, découper/détourer/scotcher, peindre/colorer/colorier/diffuser – outils/gestes,/empreintes – plan/relief/volume etc

Vocabulaire plastique / pistes pédagogiques à explorer à partir de matières: Le geste (action, superposition/ juxtaposition). Les matériaux (matières molles, friables, malléables… ). L’empâtement (couche, strate, recouvrement). Les outils (action/ matière). Les reliefs (épaisseur, visuel/ tactile). Les textures, les contrastes (opaque/ transparent, lisse/ rugueux, dur/ mou, naturel/ artificiel). Les couleurs, les contrastes (clair/ obscur, brillant / terne). Les prélèvements (collection, sélection/ échantillon, accumulation). Les mélanges de techniques (complexité, assemblage)

Une publication du LAIT le Laboratoire Artistique International du Tarn:

Une publication d’IN-SITU, le site de l’académie de Nantes:

Matières, matériaux, matérialité ( Jean DUBUFFET dans sujet blanc du CRPE du site de Rennes :

Matières, matériaux, matérialité autour de la démarche artistique de Coline Gautier:


Ressources pour l’enseignement des arts plastiques aux cycles 2 et 3.
Site eduscol.education.fr (extraits):
La représentation du monde
“ Entre six et neuf ans, l’enfant investit dans ses productions l’envie de
représenter le monde qui l’entoure. Progressivement, il prend conscience de
l’écart entre ce qu’il voit, ce qu’il produit et ce que le spectateur perçoit (ce
moment où l’élève pense qu’il ne sait pas dessiner). L’enjeu est de l’amener à
garder un regard ouvert à la pluralité des représentations, au-delà d’une
représentation qu’il considère comme juste car ressemblant à ce qu’il voit ou à
ce qui fait norme. ’

Par cette question au programme, il ne s’agit pas d’apprendre aux élèves à “bien’’ représenter et strictement selon des canons esthétiques ou des normes, mais de leur faire découvrir, explorer et comprendre la diversité des modes de représentation. En fonction d’une intention développée dans le cadre d’un projet personnel, les élèves sont amenés à faire des choix qui vont progressivement leur permettre de placer la question de la représentation du monde du côté de la production de significations.
Au cycle 2, sur cette question au programme, cela signifie amener les élèves à
comprendre notamment que […] une représentation non conventionnelle du monde qui nous entoure répond à d’autres exigences de représentation ; elle répond à une intention et cherche à nous dire, à exprimer autre chose […]. »

Vue de l’exposition, fiches-recettes dessinées et écrites par les étudiants MEEF 1 Arts Plastiques sur la fabrication de pigments extraits de l’algue  » fucus -varech vésiculeux -famille des fucacés », tiroir emprunté aux sciences avec coquillages et coraux, extraits d’un manuel « fabriquer son matériel d’artiste ».

Quelques productions d’étudiant.es inscrits au premier puis au second degré

Productions graphiques des PE M2 DIU; « Ecrire c’est dessiner, dessiner c’est écrire« . A partir du mot ALGUES, passez progressivement du mot algue au motif de l’algue. Prenez en compte, exploiter verticalement ou horizontalement le format marine distribué. Technique: dessin, écriture, calligraphie, motifs, formes. Outils: calames en bambou et porte-plume. Médium: brou de noix.

Objectifs: montrer que l’acte d’écrire et l’acte de dessiner ont de multiples correspondances, offrent des similitudes de signes, de formes, de tracés, de lettres, de gestes, d’outils, de traces, de supports etc

Chassé.e.s, choyé.e.s – Résidence d’artiste avec Guillaume PELLAY, le FRAC Bretagne et les étudiant.e.s M1 et stagiaires M2 Arts plastiques à l’espace Ec’arts du site de L’INSPE de Rennes. Du 02/12/2024 au 23/01/2025

Projets artistiques pilotés par l’artiste Guillaume PELLAY, encadrés par Karine GAUDICHON et Fabrice ANZEMBERG, en partenariat avec le FRAC Bretagne et Alice MALINGE responsable des publics et à l’initiative de Pascal BERTRAND.

Projets menés par les Master MEEF 1 Arts Plastiques: Zoé, Bill, Peter, Mélanie, Aurore, Lilou, Perine, Fabrice, Baptiste, Nicolas, Louison, Justine, Lise, Léa, Thaïs, Killian, Anaelle, Mahaut, Théo, Noah, Eugénie, Gwendoline, Lucie, Mathilde, Léonie et par les étudiant.e.s et stagiaires M2: Pierre, Leelou, Judith, Antoine, Alice, Erwan, Jérémy, Léa, Romain, Charlotte, Clarisse, Léa, Manon, Annelys.

Un livret a été édité, recueillant les notes d’intention sur les productions exposées, ci-après:

 » Matrice  » – Exposition d’André SCHERB à l’espace Ec’arts -INSPE de Rennes – janvier-avril 2024

Une valise pédagogique est empruntable à la Bu du site de Rennes. Elle contient deux oeuvres originales et trois multiples d’André Scherb. Accompagnées de pistes pédagogiques en primaire (cycle 1 à 3), secondaire (cycle 3, 4) et au niveau lycée.

  • Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art français
    Livres : ce que nous voyons, ce qui nous regarde 1993 – Ecorces 2011
    Une image c’est peu de chose, c’est une écorce, mais une écorce c’est un morceau de
    peau. Donc, au contraire de dire que l’image c’est le voile qui cache pourquoi ne pas dire
    que l’image c’est une surface pelliculaire qui fait partie du corps .
    Fabriquer une image, ce n’est pas illustrer un idée ou capter une réalité : mais bien agir
    sur la réalité et construire une idée.
  • Charles Pépin, philosophe : Grâce à l’interprétation subjective que le peintre fait d’une réalité banale, notre regard est modifié, transformé. Par une approche sensible des choses, nous aiguisons nos perceptions qui vont nous faire éprouver des sensations et des émotions nouvelles. Cette sensibilité s’éduque et se cultive: par tâtonnement expérimental (Voir la pédagogie de Célestin Freinet ), en éveillant nos sens par des méthodes intuitives, en partageant un vécu sensoriel. Nous percevons grâce à nos sens qui sont toujours façonnés par notre expérience individuelle et collective. Ils nous ouvrent au monde…

Extrait du préambule à la séquence Ecrire, c’est dessiner . Académie de Nantes, onglet :Espace Arts plastiques- Insitu:
« Ecrire c’est dessiner.
Grâce à la trace laissée par un geste, l’artiste livre une mémoire à l’humanité.
Il s’agit d’apprendre aux élèves l’importance de la main qui trace et qui relie le corps à l’intellect, et de comprendre la notion d’autonomie du geste en dessin ou en peinture. A l’école, il est souvent attendu des élèves qu’ils restent assis – en tous cas, une bonne partie de leur journée. Cette attente invisibilise le corps, qui est pourtant aussi un outil pour apprendre. En effet, la mémoire est aussi kinesthésique. En se mouvant, en manipulant, en étant autonome, on sollicite la mémoire du corps.
Ici, il s’agira de mettre les élèves en situation de lâcher-prise, de relative liberté, de viser l’apprentissage de leur autonomie et leur prise d’initiative. Arriver à comprendre ce que l’on entend par l’autonomie du geste en peinture ou en dessin, en cours de séquence, est l’un des objectifs visés.[…] On dessine avant de savoir écrire et compter.
Comme l’écrit en 2008 Nancy Huston, dans L’espèce fabulatrice, le propre de l’humain est de raconter des histoires. Aussi, avant d’inventer l’écriture, on tapait en rythme et on dansait, on dessinait sur les parois des grottes et sans doute s’exerçait-on au préalable sur une surface instable, comme Jean Rouaud le suppose dans son roman Préhistoires, 2022 »

Extrait du lexique pour les Arts Plastiques sur le site Eduscol:

« Une pratique bidimensionnelle : le dessin en arts plastiques
Dessiner est souvent perçu comme la volonté de représenter ce qui est observé de la manière la plus « juste » : un objet, un paysage, un portrait etc. Toutefois, dès que l’on dessine, on fait des choix. En arts plastiques, ces choix, liés à la représentation, sont appelés « écarts », que l’objet soit observé, mémorisé ou imaginé. Il s’agit de faire comprendre à l’élève que ces choix ne sont pas dus au hasard mais sont étroitement liés à l’intention de l’artiste et aux moyens dont il s’empare (outils, support, etc.). Ces choix sont porteurs d’une valeur expressive. Dessiner peut également signifier explorer des outils, des gestes, des supports sans volonté de représenter. Le dessin est alors le lieu de formes imprévues, d’inventions graphiques, d’élaboration de langages inventés, telle l’exploration graphique réalisée par Paul Klee en 1922 sur le carnet de Nina Kandinsky.
Enfin, le dessin a également une autre fonction fondamentale en arts plastiques : il permet d’élaborer un projet. Par exemple, cette fonction peut être convoquée dans le cas d’un projet tridimensionnel, en sculpture ou en architecture : l’élève peut dessiner ce qu’il projette de réaliser. Il convient alors de confronter l’intention à la réalisation, tenant compte notamment des effets induits par
la matière, les matériaux, etc. »

Education de la sensibilité par la sensibilité depuis Eduscol – pistes didactiques et pédagogiques à expérimenter au premier et second degré – apports textuels sur, autour, avec, le monde du vivant, la nature, etc :

Photographies de l’exposition d’André SCHERB à l’espace Ec’ARTS de l’INSPE de RENNES:

Méthodologies d’approches d’une œuvre d’art

Ressources académiques et culturelles:

Autres références artistiques autour du motif de l’arbre ou des éléments naturels:

Photographies du vernissage:

Improvisations musicales à la contrebasse d’Hervé le Bitter sur une invitation d’André Scherb à dialoguer avec ses œuvres: résonnances, échos, contrepoint, rythmes, densités, tessitures d’un son etc

Photographies des ateliers menés auprès des étudiantes et étudiants en master MEEF 1 et 2, premier et second degré:

Autres ateliers PE en lien avec le monde du vivant – Arts plastiques et sciences et vie de la terre:

1 Croissance d’une écriture végétale. Du mot au signe, du signifié au signifiant. Comment jouer avec le caractère expressif de la lettre, du mot, utiliser son potentiel plastique ( sa graphie, sa forme, son rythme ) et non uniquement sa portée sémantique.

2 D’une croissance à l’autre – correspondances plastiques, suites, variations. Répondez plastiquement à la production d’un autre camarade. Tenir compte des formes, lignes, supports, formats déjà présents dans votre réponse.

3 – Livre ouvert sur le monde du vivant – créer une réponse plastique à la production en volume d’un camarade. Livre-objet, livre à détourner, modifier, transformer etc

INTERDISCIPLINARITE ARTS PLASTIQUES ET SCIENCES ET VIE DE LA TERRE: Activités de représentation en sciences, apprendre à observer et à représenter. Cycle 2 et 3. Représentations graphiques (croquis, dessin, schéma), réalisations d’affiches etc. Fiche méthodologique: réaliser un dessin d’observation, ou pas: Le dessin ressemble à la réalité et les proportions sont bien respectées. Exemple des phasmes au cycle 2 – dessin du vivarium. Le coin découverte du vivant. Activités d’investigation. Représenter (dessiner) pour apprendre à observer. On interroge la question du regard. Comparer la représentation artistique et la représentation scientifique. Activité de structuration. Entre chaque dessin de phasme fait par les élèves, il y aura des temps de langage, d’échange avec les élèves (formes, proportions, couleurs, etc). Autres activités autour de la croissance d’un plant de haricot qui grandit avec des bandes de papier à la taille de la croissance de la plante. La bande de papier représente et matérialise la croissance de la plante. Comme éducation du regard, sens de l’observation etc

Résidence d’artiste de Julie Hascoët. Occuper l’espace: de l’enquête documentaire à la production artistique. Nov et Dec 2023.

Présentation de la démarche de l’artiste aux étudiantes et étudiants. Auto-édition – entre livres d’artiste et fanzines tendance Punk des années 70 – foire off print à Paris – tirages limitées donc difficultés à obtenir.

Collectif « Zines of the zone » zones autonomes temporaires » sorte d’eutopie pirate – scène techno – pratiques depuis 2012 – Projet « mur de l’atlantique » sur son site: https://www.experiments.fr/– culture technos illégales et free party . En présence de Corentin, stagiaire au FRAC en Master Histoire de l’art et recherche à Rennes 2 – capsule son de 15 mn – recherche portant sur les blockhaus et bunkers dans l’art.

Enquêtes menées par le groupe, à partir d’une ancienne boîte de nuit « Le mirage » au Rheu. Notions de mirage – représentation – souvenirs etc

Recueil des pratiques plastiques et artistiques auprès des étudiantes. Idées de projet des M1: photographie, installation, graffiti sur les murs du lieu (dépôt de colis Mondial Relais aujourd’hui), documentations historiques, archives, cadastres, documentations en ligne, captures d’écran, faire du sampling des sons recueillis, la question du fait divers, dessins d’observation, productions textuelles, interviews, captations sonores, vidéos, photos . Restitution de la résidence à la galerie Ec’arts le vendredi 22/12 à partir de 17h.

Croquis vectoriels réalisés par Lola qui synthétisent l’ensemble des propositions scénographiques des master MEEF 2 Arts plastiques

Esquisses sur le projet de scénographie réalisée par les M2

Ci-dessous, espèces d’espaces de Georges PEREC – 1975, ou journal d’un usager de l’espace, suivi de tentative d’épuisement d’un lieu parisien:

« Re-construire » – Exposition de Pauline Bétin à l’espace Ec’arts du 11/09 au 20/10 – vernissage le 25/09.

« Le soufflage, c’est spectaculaire. Alors que la pâte de verre, c’est une question de temps: faire son modèle, puis son moule, peser le verre, verser le verre, démouler etc. On n’est plus dans la démonstration » Propos de Pauline Betin – ateliers de France – 2011.

Questions/tensions/oppositions/problématiques possibles:

  • Paysages ruraux / paysages urbains
  • Construction de l’homme / de la nature
  • artificiel / naturel
  • verre et photographie
  • entre image et volume
  • entre transparence, translucidité et opacité
  • structure et sculpture
  • interieur / exterieur
  • représentation / construction etc

Rencontre avec l’artiste et les master MEEF 1 Arts Plastiques:

« Matières de villes » – techniques du monotype à l’encre grasse ou encre à l’eau/acrylique sur rhodoïd, transparent, plexiglass, report sur calque.

Restituer votre production à l’espace Ec’arts. Note d’intention à joindre (fiche bristol). Comment avez-vous procédé pour rendre compte des effets de matières d’une ville, quels choix de présentation avez-vous fait ?

Autres références artistiques: Les constructions en carton d’André Léocat, les demeures d’Etienne Martin, les journaux prisonniers dans des glaçons de Patrick Tosani etc

« SOCLE COMMUN » exposition des sculptures de Nicolas Vassili Barbé et réinvestissements pédagogiques

Mauvaise graine

Origine : Expression française de la fin du XVIIème siècle qui a été utilisée pour décrire des enfants dont il n’est rien présagé de bon.

L’exposition « Socle commun » présentée à l’INSPÉ de Bretagne, site de Rennes regroupe un ensemble de sculptures appartenant à la série « mauvaise graine » entamée en 2019 juste avant l’épidémie de COVID 19.

Né en 1981 à Léhon, NVB vit et travaille à Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine). Puisqu’il explique avoir passé son enfance dans les arbres, Nicolas-Vassili s’est naturellement approprié le bois comme matériau unique de ses sculptures.  Son travail en taille directe interpelle et déroute ; questionne notre relation à la nature, la société, le monde qui nous entoure.

Interview de l’artiste lors du confinement en 2020: https://ecf4-dc87629c0b3c.wptiger.fr/rencontre-nicolas-vassili-barbe-confinement/

Sculpture à la noix par Nicolas Vassili-Barbé

Résidence d’artiste de Makiko FURUICHI en partenariat avec le FRAC Bretagne – Nov/Déc 2022

Makiko nous présente son travail, sa démarche et les projets et nombreuses commandes réalisés ( Ackerman, abbaye de Fontevraud, Frac des pays de la Loire, Hotel à Nantes etc) ainsi que son site: http://makikofuruichi.com/. Shigeru Mizuki, est un auteur de mangas qui a beaucoup influencé Makiko, enfant. Elle s’inscrit dans la tradition des Yokaï. Sa démarche oscille entre hasard et intention, de l’informel d’une tâche à son interprétation, en s’ouvrant au principe de sérendipité et en faisant preuve de sagacité artistique.

Eléments de vocabulaire: Yokai : Ce sont des spectres imaginés, ils sont différents des monstres européens car ils peuvent avoir une apparence rigolote (repoussante également) et être bienveillants (malveillant également). Il en existe différentes catégories.- Tsukumogami : Ce sont des peintures qui représentent des objets du quotidien détournés sous forme figurative. Ce sont des objets qui prennent vie et se transforment en Yokai.- Amabie : Ce sont des figures peintes destinées à lutter contre les épidémies, des Yokai qui combattent les épidémies comme la peste ou le covid.- Oni : Des Yokai malveillants qui font office d’ennemi commun, on les accuse de différents malheurs. Makimono: peinture présentée en rouleau, pour une lecture de la droite vers la gauche.

« Après une formation de peinture académique dans une école d’art au Japon, Makiko Furuichi part pour la France où le choc culturel est tel, que l’artiste remet en question tout son enseignement classique. Bien que passée au prisme de la vidéo ou de l’installation, la peinture reste au cœur de son travail. Adepte de la technique de l’aquarelle, elle peint directement sur les supports, parfois à même les murs, pour tester ses capacités et ses limites, laissant la couleur évoluer d’elle-même sans possibilité de repentir. Les sujets qu’elle représente (animaux, personnages, végétaux) font partie de ses rêves et flottent dans un imaginaire qui lui appartient, teinté de souvenirs d’enfance et de croyances aux choses qui l’entourent. Souvent, les motifs s’échappent du cadre de la peinture et prennent la forme d’objets (en céramique, bois, tissu…) dans des installations à l’atmosphère contemplative et méditative. L’artiste aime jouer avec les échelles et les points de vue pour créer un univers onirique, à la frontière de la réalité et du rêve » . Texte du Frac Bretagne à partir des deux oeuvres appartenant à la collection du FRAC Bretagne « Le flux des âmes » Septembre 2022

Un superbe ouvrage de littérature de jeunesse, exploitable en cycle 3, sur l’univers des Yokai, empruntable à la Bu du site de Rennes:

Photographies des différents ateliers menés autour des opérations plastiques que sont révéler et dissimuler – prolonger/détourner – froisser/défroisser – intégrer/réhausser:

Photographies des étudiant.e.s durant la réalisation de fresques sur les murs. Révéler/dissimuler des formes, figuratives ou non – intégrer un élément architectural à sa composition:

Textes étudiés avec les étuidant.e.s:

En écho au processus créatif de Makiko et plus particulièrement ici, de Sarkis, des élèves de cycle 2 expérimentent un atelier de pratique plastique. Lors d’une visite d’une exposition de Sarkis au château d’Angers, ils suivent un protocole crée par l’artiste. La magie, la paréidolie, le hasard et l’intention sont au rendez-vous… Mots-clefs: dilution -apparition – épanouissement – attraction – répulsion -encerclement – fusion – fragmentation – concentration etc :

Regards et conseils de Makiko sur les fresques en cours des étudiant.e.s en M2 Arts Plastiques:

Projet d’investigation plastique de l’oeuvre monumentale d’Aurélie NEMOURS « l’alignement du XXI e s » à faire lors de l’après-midi en visite au FRAC:

En déambulant dans l’espace de l’oeuvre et l’espace crée par l’oeuvre, à l’aide de votre corps, entendu comme outil, mètre-étalon, « prenez la mesure de l’espace arpenté ». Modalités par groupe de 4. Durée 30 mn + 5mn de restitution. Techniques: croquis, photos, vidéos, performances

Journée au FRAC avec les M1 Arts Plastiques (Ambre FONTAINE et Valentine CALLEWAERT)

Après avoir effectué avec beaucoup de sérieux notre travail de reporters en herbe, voici un court article retraçant la journée du lundi 14 novembre que nous avons passé au FRAC aux côtés de Alice Malinge. Dans celui-ci, vous retrouverez une rapide présentation du FRAC, ainsi que les différents objectifs de cette journée.

Bonne lecture !

Valentine et Ambre.