Les objectifs du projet sont doubles : il s’agit à la fois de déterminer l’efficacité d’une séquence d’enseignement issue d’une reconceptualisation de certains éléments de la progression ACE, tout en réalisant la conception, mise en œuvre et évaluation de l’accompagnement de cette même séquence.
1. Déterminer ce qui est efficace dans la séquence et le documenter. Cette séquence est mise en œuvre sous sa première forme (Proto-DEEC), d’abord au sein d’un environnement contrôlé, la première année de recherche, par un groupe de professeurs (G1, 12 classes) faisant partie de l’équipe de recherche, sur la base d’un premier modèle d’efficacité. Une méthode d’analyse du travail accompli par les professeurs et les élèves est progressivement conçue durant la recherche. Elle repose sur la combinaison de deux types d’analyses : d’une part des analyses statistiques pour identifier ce qui est efficace dans ces pratiques sur la base des performances des élèves (Evidence Based Practice, EBP) ; d’autre part une analyse conjointe documentée de ces pratiques, par les membres de l’équipe de recherche réunissant professeurs du groupe G1 et chercheurs, qui détermine les raisons de cette efficacité, notamment sur la base de systèmes hypermédias constitués à partir des films de la mise en œuvre de ces pratiques (Practice Based Evidence, PBE).
2. Valider à grande échelle l’efficacité de la séquence et de son accompagnement. Cette méthode d’analyse (combinaison EPB/PBE) permet d’élaborer un nouveau modèle d’efficacité, une séquence améliorée DEEC1, et un système hypermédia d’accompagnement de la pratique. Cette séquence, le modèle qu’elle concrétise, et son système d’accompagnement sont testés la deuxième année de recherche avec un essai randomisé contrôlé sur deux groupes. Ces deux groupes mettent en œuvre la séquence DEEC1 : G2 (50 classes) bénéficiant de l’accompagnement hypermédia, et G3 (50 classes) ne bénéficiant pas de cet accompagnement.
Notre hypothèse est que les élèves de G2, bénéficiant de l’accompagnement hypermédia fondé sur le modèle M2, performeront significativement mieux que les élèves de G3. À la fin de la deuxième année, une nouvelle amélioration de la séquence et du modèle qu’elle concrétise produit une séquence S3 et un modèle M3, construisant ainsi une structure itérative d’amélioration.
Lors de la troisième année,
La recherche met donc en œuvre une double innovation méthodologique pour résoudre le problème de passage à l’échelle en éducation : 1) une méthode d’analyse conjointe de l’évolution des performances des élèves et des mises en œuvre dans les classes ; 2) une méthode de documentation des pratiques avérées efficaces dans l’élaboration de systèmes hypermédias spécifiques, destinés à instrumenter l’accompagnement des professeurs.
La dissémination des résultats s’effectuera dans deux directions : vers la recherche, avec deux ateliers organisés en milieu et fin de recherche ; vers les professeurs – un colloque « Création et résolution de problèmes » en fin de recherche.
