
Ce travail a été accompli lors des TP 4 et 5 du semestre 7 sur la peinture. Effectivement, la consigne était basée sur les expérimentations de techniques picturales où l’on pouvait varier les techniques et les supports à notre guise.C’était assez libre et l’on pouvait donc se laisser aller à quelques vagabondages expérimentales, laisser notre esprit nous amener dans l’inconnu, ou du moins se permettre quelques folies inhabituelles.Néanmoins et de prime abord, je n’ai pas pris de risques inconsidérés. Après avoir utilisé de la peinture de toutes les couleurs que j’ai étalé à l’aide de petits ballons attachés à des ficelles, j’ai voulu revenir à quelque chose de plus conventionnel dans mon esprit.Aimant particulièrement utiliser l’encre de chine car celle-ci permet de jouer à outrance sur les lavis, c’est surtout le support que j’ai voulu changer.
Au gré de mes pérégrinations, je suis tombé sur de vieilles cartes routières qui m’ont semblé être le support idéal pour l’encre de chine. Choisissant celle de Saint-Brieuc, tout à fait par hasard, je me suis retrouvé face à ces routes, ces chemins qui s’entrelaçaient, et se rejoignaient en croisement et autres carrefours. J’ai alors commencé à voir des formes plus ou moins concrètes se dessiner d’elle-mêmes, et trempant mon pinceau dans l’encre de chine, j’ai laissé mon bras suivre plus ou moins précisément les tracés routiers, les champs clôturés, pour aboutir à une forme pâle qui prenait celle d’un être humain.
Puis, en faisant jouer la quantité d’eau qui imbibait mon pinceau, je remplissais les contours avec plus ou moins d’intensité, plus ou moins de noir, et le vieux papier qui faisait office de support buvait une partie de l’encre pour créer des méandres de petits ruisseaux sombres qui donnaient une allure encore plus fantomatique à l’être qui se formait. Grâce aux axes de communication et la force appliqué sur le pinceau, l’humanoïde asexué aux cheveux longs avait fini par prendre sa forme définitive, et je décidai de le nommer la « Dame blanche » en référence à la légende qui parlait d’une femme translucide et vaporeuse hantant les routes la nuit venue pour mettre fin à la vie de l’homme bienveillant souhaitant la secourir.
Pierre Alechinsky :

Article convenable. Tu aurais pu insister sur les problématiques apparition/disparition…motif imposé/apposé… lien support/motif peint…
Remplacer « au » par « à » la galerie Fillion. Ajouter le lien hypertexte de l’œuvre choisie.
Pascal BERTRAND