c’est sur ce blog que vous déposerez ou consulterez des articles en Arts Plastiques des MASTER MEEF du premier et second degré. Vous y trouverez des apports en didactique, des pistes pédagogiques, des situations d’apprentissages, des ressources pour vos cours , des portfolios et des productions d’étudiant.e.s , des travaux d’élèves, des liens culturels et artistiques, des infos sur l’actualité des arts, des restitutions de résidence d’artiste à l’INSPE de Rennes…
Vos publications serviront de base à l’évaluation continue des semestres en Master métier de l’enseignement et de la formation 1er et 2 ème degré.
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Didacticiel Blog en vidéo: 1: présentation des fonctionnalités du blog. 2: procédure de création d’un compte:
Une réflexion: Il importe que l’erreur soit reconnue afin de la dépasser dans l’apprentissage en classe: à l’enseignant de penser les scénarios didactiques qui permettent » cette reconnaissance de l’erreur » pour l’analyser, la saisir, l’objectiver et la dépasser.
Une citation de Winston Churchill: « Le succès est la capacité d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme »
En Arts Plastiques, on n’apprend pas d’abord pour appliquer ensuite : on place l’élève en situation de pratique, et de l’ensemble des réponses produites, on tente de tirer leçon. C’est donc un renversement ou une inversion du schéma didactique traditionnelle. B.A GAILLOT dans l’approche par compétences - 2009
Plastiquement vôtre, l’équipe d’Arts Plastiques de l’INSPE de Bretagne, sur le site de Rennes:
Karine GAUDICHON – formatrice à mi-temps, RMO (responsable de mise en œuvre) des Masters 2 et professeure d’arts plastiques au collège René Cassin de Cancale.
Pascal BERTRAND – formateur à temps-plein, RMO ( responsable de mise en œuvre ) des Masters 1 et administrateur du blog.
Fabrice ANZEMBERG – formateur à mi-temps et professeur d’arts plastiques au collège de la Binquenais à Rennes.
Emmanuelle VEQUEAU – Professeure formatrice académique et professeure d’arts plastiques au collège de Bégard .
Dix heures de formation en TD, pour le cycle 1, 2 et 3.
Objectifs: Renouer avec la pratique plastique. Comprendre les enjeux et les modalités d’enseignement de la discipline des Arts Plastiques. Apprendre à verbaliser, à mettre des mots sur ses choix plastiques, à utiliser un vocabulaire approprié. Faire des liens avec les objectifs, les notions, les compétences, les programmes et le champ référentiel artistique, patrimonial, moderne et contemporain. Tester ces pratiques en stage auprès de vos classes (soit: estampe, gravure, empreintes soit: modelage, assemblage, sculpture). Partager une expérience menée en classe, en relevant les apprentissages effectués, en appui sur les paroles et les productions d’élèves.
Atelier l’eau dans tous ses états. Sous l’angle des FORMES, ENERGIES, MOUVEMENTS, SIGNES, RYTHMES de l’eau:
Grotte Cosquer – paléolithique supérieurPicasso Nm aux papillons 1932Sylvie Reno nécessaire de voyage – cartonMax ERNST forêt 1931 frottage mine de plomb sur papier
Education au sensible par le sensible ( apports didactiques et pistes pédagogiques autour du monde du vivant, du végétal ): Graines, sèves, matrices, greffes, croissances, germinations pour construire un dispositif d’enseignement, à adapter selon les cycles du primaire ou du secondaire
De l’image à l’écorce, de l’écorce à la peau – écart et ressemblance – processus de croissance végétale et plastique :
Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art français Livres : ce que nous voyons, ce qui nous regarde 1993 – Ecorces 2011 Une image c’est peu de chose, c’est une écorce, mais une écorce c’est un morceau de peau. Donc, au contraire de dire que l’image c’est le voile qui cache pourquoi ne pas dire que l’image c’est une surface pelliculaire qui fait partie du corps . Fabriquer une image, ce n’est pas illustrer un idée ou capter une réalité : mais bien agir sur la réalité et construire une idée.
Objectifs du TD d’arts Plastiques à destination des M2-PE et enjeux des techniques et des notions autour de traces, empreintes, frottages et monotypes. Procédés techniques appartenant à la grande famille de l’estampe qui interrogent: le geste, la représentation , la ressemblance et l’écart avec le réel, la narration présente dans les images fabriquées:
Photographier c’est écrire avec la lumière. Par collisions de lumières, collages de textes et collusions d’images, Laurent Désert parvient à nous surprendre, à nous émerveiller du réel.
« Le monde est beau avant d’être vrai, le monde est admiré avant d’être vérifié » Gaston Bachelard
Cette démarche artististique protéiforme sait capturer la poésie d’un objet, la douceur d’une lueur, l’apparition d’une luciole pour mieux nous perdre dans l’espace et le temps. On assiste fasciné à des apparitions de formes et de poussières d’étoiles, à la naissance d’une véritable cosmographie artistique.
« J’ai écris une ode à l’univers, j’ai voulu donner à contempler et à comprendre » Hubert Reeves
Entre ciel et terre, nuages et plaques d’égout (autrement appelés regard de chaussée), les yeux en l’air ou au sol, happés par un faisceau lumineux, suivant ou enjambant un canal d’images numériques, notre regard se concentre, se disperse, flotte dans l’espace de la galerie. En photographiant le cycle de l’eau, de l’état liquide à l’état gazeux, Laurent Désert inonde notre imaginaire de sensations colorées.
« Nageur aveugle je me suis fait voyant » Max Ernst
Le cercle est une figure de la perfection et de l’infini. Pour les tibétains comme pour les tribus africaines, les vieux philosophes du Moyen âge ou les maîtres zen, le cercle est la figure centrale: vide nourricier, plénitude première, lieu de naissance de tout ce qui est. Qu’en est-il pour Laurent Désert ? Cette figure lui sert-elle à méditer ?
Mots, thèmes, incitations en écho à la démarche artistique de laurent Désert et déclencheurs de pratiques plastiques: – De l’infiniment petit (comme vu au microscope ) à l’infiniment grand (échelle macro) – matières nébulaires (quarks, électrons, neutrons, atomes, molécules, biomolécules, cellules, organismes vivants ) « QENA M BCO » pour s’en souvenir et qui constituent l’univers et engendrent la vie – Poussières d’étoiles – voie lactée – nuages de nébuleuses – pléiades bleutées – noyaux de galaxies interstellaires – planètes – constellations – iris – pupilles – oeil -oculus – diaphragme etc
Fabrication et investigations plastiques d’un carnet, leporello (de formes rondes à partir d’un format A3) pour recueillir vos impressions, ressentis devant les oeuvres exposées.
Croquis, prises de notes, relevés poétiques sur place, échanges oraux portant sur ce qui a retenu votre attention.
» Capturez puis composez avec la lumière » – Réalisations d’une série de cyanotypes de formes rondes sur format carré.
« Bleu nuit » cyanotypes
« Faîtes la lumière »: Avec la source lumineuse figurée, crayon graphite et fusain sur format carré blanc – En représentant uniquement les effets lumineux, crayons et encre blanche sur format carré noir.
« c’est la nuit » stylo bic sur papier blanc de format rond
Prise d’empreintes de couvercles pour un travail sériel sur le motif rond.
« Pliez de manière aléatoire une feuille de brouillon puis recouvrez la d’une autre feuille de papier et réalisez son empreinte par frottage à l’aide d’un crayon. Concevez une image à partir de cette forme aléatoire. « Regarde sur un mur barbouillé de taches […], tu y verras des paysages, des montagnes, des fleuves, des batailles, […] » Léonard de Vinci. Voir paréidolie.
Prélevez des images, textures, couleurs issus de magazine , composez par le collage et le dessin une représentation inattendue mais cohérente d’un espace profond, à l’infini et au-delà ! Collage (combinaison, hybridation, métissages, passages , compositions ) – Série de trois formats ronds sur bandes horizontales.
Utilisez les images au sol de l’exposition comme matériaux d’une nouvelle production artistique suivant une pensée dialectique ( action d’opposer, d’argumenter, de distancier et de confronter) puis une pensée divergente (action d’associer afin de créer du nouveau). Ainsi pourra-t-on interroger les couples suivants: Détruire/créer – Décomposer/recomposer -Déconstruire/reconstruire – Déchirer/associer – Prélever/incorporer – Fragmenter/réunir – Hétérogène/homogène
Enjeux des TP d’arts Plastiques, des techniques et des notions autour de traces, empreintes, frottages, monotypes et cyanotypes . Autant de procédés techniques qui appartiennent à la grande famille de l’estampe et qui interrogent: le geste, la représentation, la lumière, la ressemblance et l’écart avec le réel, la narration présente dans les images fabriquées:
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien inventé en 1843 par le scientifique J.F.W Hecshel et utilisé par les botanistes pour répertorier les plantes puis par les artistes . On obtient ainsi par contact, un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Anna Atkins, botaniste et aquarelliste l’a magnifiquement enrichie dans un livre « British Algae «
Anna Atkins, Alaria esculenta (1849)et Ulva latissima (1853), publié dans Photographs of British Algae, 1843–53. Cyanotypes. New York Library.
Autres références artistiques en lien avec laurent Désert:
les planètes de François Dilasser, les séries de frottage-collage de Max Ernst, les tondos d’Alechinsky, les collages-dessins de Francis Blanchemanche, les collages dadaïstes, surréalistes et collages numériques contemporains.
« Regarder n’est pas une compétence, c’est une expérience dont il faut, à chaque fois, reformer, reconstruire les fondations. […] Tout est là, rien n’est caché ! Le mystère n’est pas derrière la porte, il est la porte elle-même » Georges DIDI-HUBERMAN « […] “rencontrer une œuvre”, ce n’est pas simplement “passer devant”, ce n’est pas seulement l’avoir devant soi, la percevoir physiquement, la désigner, pointer ces éléments… Et ce n’est pas seulement en parler, nommer son créateur, ses matériaux, son histoire, l’analyser à l’aide d’outils divers. En utilisant l’expression de rencontre avec l’œuvre, nous postulons, à titre exploratoire, une différence entre “être au contact de” et “faire l’expérience de”. » Jean-Charles CHABANNE
Des propositions de parcours de formation pour les élèves « progression par approfondissement » du professeur en arts plastiques:
Cette ressource EDUSCOL propose des scénarii d’organisations pédagogiques au cycle 4 en reprenant les questionnements du programme d’arts plastiques. Ceux-ci sont déclinés de manière spiralaire en classe de cinquième, de quatrième, de troisième. Ils sont travaillés dans une logique d’approfondissement de problématiques artistiques soulevées par les notions du programme. Chaque proposition de problématisation s’accompagne d’une amorce de situation de cours au départ de la pratique, trouvant ses fondements chaque fois dans une œuvre d’art convoquée à dessein. La méthode employée n’est pas exhaustive. Elle invite à un cheminement possible à travers des questions qui méritent d’être approfondies tout au long de la scolarité.
TRAVAIL ATTENDU EN ECHO A L’EPREUVE ECRITE DISCIPLINAIRE APPLIQUEE DE L’ADMISSIBILITE ET L’EPREUVE DE LECON DU CAPES :
Vous choisirez et recopierez l’une des trois entrées du programme de cycle 4 des fichiers Eduscol ci-dessus (sur le modèle de la pédagogie de l’empreinte). Vous recopierez le parcours et acquis des élèves, la problématique soulevée avec les objectifs et enjeux visés par le professeur, la reproduction de l’œuvre mentionnée et l’amorce du projet d’enseignement esquissé ( à enrichir ).
Vous ajouterez ensuite un approfondissement de cette amorce, par une présentation et une argumentation détaillée de votre projet de séquence d’enseignement, appelé aussi dispositif (questions d’enseignement et problématique proposée par Eduscol + objectifs pour le prof et buts pour les élèves, modalités de la mise en œuvre des apprentissages (consigne – contrainte – matériaux – durée etc… ), hypothèses de travaux d’élèves, questions posées lors de la verbalisation, modalités d’évaluation par compétences proposées, références artistiques investiguées. Enfin, vous insérerez, en plus de l’œuvre proposée sur Eduscol, une ou deux œuvres d’art, que vous prendrez soin d’analyser, au regard de votre projet de séquence d’enseignement (format jpeg pleine page de qualité avec cartel complet ou lien html valide ou fichier vlc media player de 3 mn max – attenant pour le cinéma-art vidéo, arts numériques, danse)
Votre projet d’enseignement portera votre nom et sera hébergé au sein d’un fichier pdf, sur le cloud ou dans cette catégorie du blog. Vous prendrez soin de consulter les autres commentaires des articles déjà postés par vos camarades, avant de vous lancer dans vos investigations personnelles. Cela évitera des redites de ma part dans les présentations et enjeux attendus.
Vous présenterez après oralement votre projet d’enseignement (20 mn d’exposé suivi de 10 mn d’entretien – conseil: Faîtes-vous filmer !). La conception et l’exposé feront l’objet d’une évaluation basée sur les verbes d’actions suivants: expliciter – justifier- repérer -convaincre. Expliciter votre projet d’enseignement et l’articulation didactique faite avec les éléments d’Eduscol. Justifier ses choix didactiques. Repérer les enjeux artistiques et pédagogiques de sa séquence. Convaincre oralement, en adoptant un mode de communication pertinent. Evaluation sur 20pts de l’UE 1.4 du S8
Dans le cadre de la résidence d’artiste mené entre le FRAC Bretagne et l’INSPE de Rennes, trois restitutions de la performance dansée de « Rule Game five » de Lucinda Childs seront données par les étudiant.es en master MEEF 1 Arts Plastiques au FRAC bretagne. Dates ci-après:
Lors du vernissage de l’expo Lucinda CHILDS jeudi 29 janvier 2026 entre 18h et 21 h
Lors de la journée Droit des femmes, rencontre avec lucinda Childs et Lou Forster- dimanche 08 mars 2026 à partir de 17 h
Lors de la Nuit des musées, samedi 23 mai 2026 entre 18h et minuit
Pour aller plus loin, quelques propositions d’échauffements, d’exercices pour initier des futurs professeurs ou des élèves à l’appréhension de l’espace, celui de la classe par exemple, à appréhender leur corps par le jeu, pour les sensibiliser à la danse contemporaine etc:
Bref retour réflexif sur la situation – problème vécue en cours : « Faîtes la danse pas les danseurs « – 3 ateliers: dessin, modelage argile et assemblage cartons rigides et souples. Contrainte ou obstacle d’expression: ne pas représenter le référent, la source de la danse, soit les danseurs, mais les effets, les traces laissées par le mouvement de la danse . Notions: corps-gestes, mouvements réels mouvements figurés, énergies, dynamismes, tensions, série, suites, séquences, espace (celui réel du format ou celui suggéré, surfaces ou étendues), temps (celui de la pratique, celui du mouvement suggéré, évoqué, celui de la perception de son travail par les autres ) formes (dynamiques, obliques, non figuratives, en équilibre ou bien en déséquilibre). Réfléchir à la pertinence des trois ateliers simultanés ou alternés, à donner son point de vue sur une autre production que la sienne (ouverture à l’altérité ), à assembler cartons rigides et fil de nylon (mobiles suspendus dans l’espace de la classe, sans réel support, sensibles aux mouvements de l’air )
Préciser aux élèves, un ou plusieurs des constituants plastiques suivants : – Rythmes–signes–gestes amples ou retenus, traces, lignes appuyées ou ténues –textures lisses ou rugueuses – formes ouvertes ou fermées, symétriques ou dissymétriques, etc. Transposer en peinture, les rythmes et les sensations de l’expérience dansée vécue, en jouant avec la fluidité (jus coloré, lavis de gouaches ou d’encres ) ou la densité de la matière colorée (empâtement, ajout de matières sablonneuses par exemple) . Préciser ou non aux élèves, de constituer des formes figuratives ou non-figuratives. Noter au tableau avec les élèves, devant leurs productions, les verbes d’actions ou opérations plastiques visibles, au service d’une intention, porteurs de sens. Inventer d’autres situations d’enseignement à partir du processus d’application, d’un travail d’art régi par des règles : Rule-Based Art en anglais crée en 1967-68 par le sculpteur Richard Serra . Extraits: Rouler rabattre plier emmagasiner courber raccourcir tordre tacheter froisser limer déchirer buriner fendre couper enlever simplifier mélanger éclabousser nouer couler cintrer incruster presser rayer tourner tourbillonner soutenir crocher suspendre étendre ramasser lier entasser assembler étaler entourer encercler cacher couvrir emballer creuser serrer tisser élargir diluer moduler étirer gommer vaporiser prolonger. Attention ! Ces règles devront être porteuses d’une intention, d’un projet de l’élève et non justes un inventaire de formes dénuées de sens .
Pour rappel, comprendre – au sens de « saisir » par soi-même – le savoir, c’est être capable de reformuler, de raisonner et de combiner les leçons, pour se former un jugement propre et à son tour penser. Car comme l’a dit le philosophe Montaigne dans ses essais en 1595, « savoir par coeur n’est pas savoir » » je préfère un conducteur (ici le pédagogue) avec une tête bien faîte plutôt qu’avec une tête bien pleine ». L’instruction c’est la transmission des savoirs tandis que l’éducation c’est l’acquisition de savoir être.
Ci-après, des propositions ouvertes de dispositifs d’enseignement dans une approche spiralaire conçue comme approfondissement de l’initiation à la danse. Variations autour de la musique, du son comme matériau de création:
Détails de quelques productions d’étudiant.es réalisées en écoutant la musique contemporaine » tabula rasa » du compositeur estonien Arvo Pärt.
Polyphonies visuelles – Quelques observations, propositions puis quelques questions d’enseignement possibles:
Variations sur la quantité et la qualité de la couleur. « 1 m2 de bleu sera toujours plus bleu qu’1 cm2 du même bleu » Matisse. Pointer le vocabulaire lié à la couleur (tons, teintes, dégradés, pure, saturée, en surface, par étendue etc) à sa fluidité (en lavis / jus coloré ou par empâtement), à sa matière/densité ( pure ou avec effets texturés avec ajout de sable par exemple – voir Georges Braque ) Relier couleurs et sons (hauteur, intensité, timbre). Voir Paul Klee ou Wassily Kandinsky , il s’agit ici d’une contrainte d’expression. Nommer les types d’outils utilisés et leurs effets ( doigt, main, pinceau, calame, plume, clou etc) Voir Fabienne Verdier. Identifier les touches, les traces colorées présentes. Comment composent-elles l’espace donné, comment donnent-elles à voir de la matière sonore ? Comment ont-elles été produites (aspect procédural), en rythme, synchronisé ou en décalage, en écho ou en contrepoint par rapport à la musique ? Les élèves en avaient-ils conscience lors de leur action (poïétique) ? Voir les définitions et citations données par Jean-Yves Bosseur dans vocabulaire des arts plastiques.
Incidence du format donné (en bandes horizontales ou verticales) conditionne, perturbe, ou oriente-t-il le geste peint ? induit-il un sens de lecture qui vient renforcer, suivre ou au contraire contredire la durée du temps écoulé, vécu pendant la pratique picturale ? Donner un titre à sa production, (qui illustre ou s’émancipe des traces peintes ). Trouver une légende explicative qui distinguerait la nature des traces, touches, couleurs etc obtenus.
Rouler les supports papiers avant (de manière concave ou convexe) ou les humidifier au préalable. La forme du support agira alors comme une véritable contrainte matérielle.
Du référent à l’absence de référent: 1 /Faire, fabriquer un marcheur (silhouette stylisé sans détail) avec du carton et des attaches parisiennes – durée 15 mn. Animer, filmer ce pantin articulé en le promenant sur un support de touches colorées réalisé précédemment) 2/ Faire, fabriquer , modeler la marche, ou la danse, le mouvement dansé, mais cette fois sans représenter le marcheur, le danseur ,le référent. A partir d’un bloc d’argile et d’outils; ébauchoirs et mirettes
Se rappeler qu’en physique, le spectre lumineux visible (dont la couleur en dépend directement – va de l’infra rouge à l’ultra violet) et le spectre sonore audible (va de l’infra son à l’ultra son) . Ils peuvent se retrouver superposer sur la même onde. Seules les fréquences différentes vont nous permettre de les percevoir, de les entendre ou non ! L’onde sonore manifeste donc les même phénomènes de Réflexion et de réfraction que l’onde lumineuse, mais pas ceux de la diffraction. Cependant la réverbération et l’écho sont des phénomènes proprement sonores
Enjeux d’un atelier danse pour les futurs enseignants: Sensibiliser les futurs enseignants aux possibilités de la danse et aux bénéfices pour leurs classes : ouverture d’esprit, cohésion de classe, expérience avec les élèves, réappropriation didactique et pédagogique pour mettre en place des séances. – Décloisonner les pratiques – Apprendre à investir l’espace en tant que professeurs devant une classe, apprendre à bouger, utiliser son corps pour s’exprimer, transmettre. – Ouverture à l’utilisation des sens pour être sensible aux élèves, à l’ambiance de la classe Enjeux de l’atelier danse pour les élèves : Découvrir la danse, peut être déclencher des envies, ouverture d’esprit, appréhender les arts comme un tout – Travailler les sens, la sensibilité aux autres, le vivre ensemble, l’empathie – Faire preuve de tolérance -Rencontrer un artiste, poser des questions sur son travail, sur son processus de création, sur son parcours. La danse classique, plus codifiée, lutte contre la gravité ▲tandis que la danse contemporaine joue avec la gravité ▼. Différents exercices d’échauffement : Montrer différentes façons de marcher puis créer une phrase dansée. Insérer des attitudes immobiles dans une seconde phrase. Créer un duo, puis un trio avec des façons communes de se déplacer. Tirer , au sort des consignes à suivre. Marcher le long d’une ligne ( ruban de masquage au sol) de manière différente à chaque fois puis en jouant avec cette ligne. Marcher puis chuter (matelas au sol) . Marche rythmée en groupe et arrêt simultané ou s’arrêter à un top sonore ou musical – marche rythmée en groupe en avant, en arrière, vers l’extérieur d’une spirale ou d’un cercle, suivant une force centrifuge puis vers l’intérieur, suivant une force centripète – ralentir, se regrouper en maintenant un point de contact, puis deux, puis trois tout en continuant de bouger – marche rythmée en groupe sur des matelas et tomber, chuter (comme la fonte lente d’un iceberg, d’un glaçon ) suivant différents temps : 8 temps puis 6, 4, 2, 1, en gardant le même temps au sol que lors de la fonte – marcher en groupe et tomber en même temps – choisir quelqu’un, marcher en groupe en gardant toujours la même distance avec la personne choisie puis courir en groupe, en gardant toujours la même distance. Apprentissage d’une phrase chorégraphique à partir de la suite de Fibonacci (1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21 etc) dans le sens croissant puis décroissant. D’abord en comptant les nombres à voix haute et en frappant dans les mains puis en silence, puis sur une musique (répétitive, minimale ou électroacoustique – compositions de Steve Reich, Arvo Pärt, Pierre Henry…) Juxtaposer plusieurs mouvements choisis pour créer des phrases de chorégraphie personnelles en 4, 6 et 8 temps. Les filmer, les dessiner, les décrire, les mémoriser. Mettre en scène un texte, un alphabet en créant un vocabulaire, un inventaire corporel de gestes, de mouvements. Consulter article sur le blog (Atelier Micouin, PREAC danse), le site numéridanse ou le dossier très complet de CANOPE intitulé « Danser avec les albums de jeunesse » pour aller encore plus loin: