Objectifs du TD d’arts Plastiques à destination des M2-PE et enjeux des techniques et des notions autour de traces, empreintes, frottages et monotypes. Procédés techniques appartenant à la grande famille de l’estampe qui interrogent: le geste, la représentation , la ressemblance et l’écart avec le réel, la narration présente dans les images fabriquées:
Dans le cadre de la résidence d’artiste mené entre le FRAC Bretagne et l’INSPE de Rennes, trois restitutions de la performance dansée de « Rule Game five » de Lucinda Childs seront données par les étudiant.es en master MEEF 1 Arts Plastiques au FRAC bretagne. Dates ci-après:
Lors du vernissage de l’expo Lucinda CHILDS jeudi 29 janvier 2026 entre 18h et 21 h
Lors de la journée Droit des femmes, rencontre avec lucinda Childs et Lou Forster- dimanche 08 mars 2026 à partir de 17 h
Lors de la Nuit des musées, samedi 23 mai 2026 entre 18h et minuit
Pour aller plus loin, quelques propositions d’échauffements, d’exercices pour initier des futurs professeurs ou des élèves à l’appréhension de l’espace, celui de la classe par exemple, à appréhender leur corps par le jeu, pour les sensibiliser à la danse contemporaine etc:
Bref retour réflexif sur la situation – problème vécue en cours : « Faîtes la danse pas les danseurs « – 3 ateliers: dessin, modelage argile et assemblage cartons rigides et souples. Contrainte ou obstacle d’expression: ne pas représenter le référent, la source de la danse, soit les danseurs, mais les effets, les traces laissées par le mouvement de la danse . Notions: corps-gestes, mouvements réels mouvements figurés, énergies, dynamismes, tensions, série, suites, séquences, espace (celui réel du format ou celui suggéré, surfaces ou étendues), temps (celui de la pratique, celui du mouvement suggéré, évoqué, celui de la perception de son travail par les autres ) formes (dynamiques, obliques, non figuratives, en équilibre ou bien en déséquilibre). Réfléchir à la pertinence des trois ateliers simultanés ou alternés, à donner son point de vue sur une autre production que la sienne (ouverture à l’altérité ), à assembler cartons rigides et fil de nylon (mobiles suspendus dans l’espace de la classe, sans réel support, sensibles aux mouvements de l’air )
Préciser aux élèves, un ou plusieurs des constituants plastiques suivants : – Rythmes–signes–gestes amples ou retenus, traces, lignes appuyées ou ténues –textures lisses ou rugueuses – formes ouvertes ou fermées, symétriques ou dissymétriques, etc. Transposer en peinture, les rythmes et les sensations de l’expérience dansée vécue, en jouant avec la fluidité (jus coloré, lavis de gouaches ou d’encres ) ou la densité de la matière colorée (empâtement, ajout de matières sablonneuses par exemple) . Préciser ou non aux élèves, de constituer des formes figuratives ou non-figuratives. Noter au tableau avec les élèves, devant leurs productions, les verbes d’actions ou opérations plastiques visibles, au service d’une intention, porteurs de sens. Inventer d’autres situations d’enseignement à partir du processus d’application, d’un travail d’art régi par des règles : Rule-Based Art en anglais crée en 1967-68 par le sculpteur Richard Serra . Extraits: Rouler rabattre plier emmagasiner courber raccourcir tordre tacheter froisser limer déchirer buriner fendre couper enlever simplifier mélanger éclabousser nouer couler cintrer incruster presser rayer tourner tourbillonner soutenir crocher suspendre étendre ramasser lier entasser assembler étaler entourer encercler cacher couvrir emballer creuser serrer tisser élargir diluer moduler étirer gommer vaporiser prolonger. Attention ! Ces règles devront être porteuses d’une intention, d’un projet de l’élève et non justes un inventaire de formes dénuées de sens .
Pour rappel, comprendre – au sens de « saisir » par soi-même – le savoir, c’est être capable de reformuler, de raisonner et de combiner les leçons, pour se former un jugement propre et à son tour penser. Car comme l’a dit le philosophe Montaigne dans ses essais en 1595, « savoir par coeur n’est pas savoir » » je préfère un conducteur (ici le pédagogue) avec une tête bien faîte plutôt qu’avec une tête bien pleine ». L’instruction c’est la transmission des savoirs tandis que l’éducation c’est l’acquisition de savoir être.
Ci-après, des propositions ouvertes de dispositifs d’enseignement dans une approche spiralaire conçue comme approfondissement de l’initiation à la danse. Variations autour de la musique, du son comme matériau de création:
Détails de quelques productions d’étudiant.es réalisées en écoutant la musique contemporaine » tabula rasa » du compositeur estonien Arvo Pärt.
Polyphonies visuelles – Quelques observations, propositions puis quelques questions d’enseignement possibles:
Variations sur la quantité et la qualité de la couleur. « 1 m2 de bleu sera toujours plus bleu qu’1 cm2 du même bleu » Matisse. Pointer le vocabulaire lié à la couleur (tons, teintes, dégradés, pure, saturée, en surface, par étendue etc) à sa fluidité (en lavis / jus coloré ou par empâtement), à sa matière/densité ( pure ou avec effets texturés avec ajout de sable par exemple – voir Georges Braque ) Relier couleurs et sons (hauteur, intensité, timbre). Voir Paul Klee ou Wassily Kandinsky , il s’agit ici d’une contrainte d’expression. Nommer les types d’outils utilisés et leurs effets ( doigt, main, pinceau, calame, plume, clou etc) Voir Fabienne Verdier. Identifier les touches, les traces colorées présentes. Comment composent-elles l’espace donné, comment donnent-elles à voir de la matière sonore ? Comment ont-elles été produites (aspect procédural), en rythme, synchronisé ou en décalage, en écho ou en contrepoint par rapport à la musique ? Les élèves en avaient-ils conscience lors de leur action (poïétique) ? Voir les définitions et citations données par Jean-Yves Bosseur dans vocabulaire des arts plastiques.
Incidence du format donné (en bandes horizontales ou verticales) conditionne, perturbe, ou oriente-t-il le geste peint ? induit-il un sens de lecture qui vient renforcer, suivre ou au contraire contredire la durée du temps écoulé, vécu pendant la pratique picturale ? Donner un titre à sa production, (qui illustre ou s’émancipe des traces peintes ). Trouver une légende explicative qui distinguerait la nature des traces, touches, couleurs etc obtenus.
Rouler les supports papiers avant (de manière concave ou convexe) ou les humidifier au préalable. La forme du support agira alors comme une véritable contrainte matérielle.
Du référent à l’absence de référent: 1 /Faire, fabriquer un marcheur (silhouette stylisé sans détail) avec du carton et des attaches parisiennes – durée 15 mn. Animer, filmer ce pantin articulé en le promenant sur un support de touches colorées réalisé précédemment) 2/ Faire, fabriquer , modeler la marche, ou la danse, le mouvement dansé, mais cette fois sans représenter le marcheur, le danseur ,le référent. A partir d’un bloc d’argile et d’outils; ébauchoirs et mirettes
Se rappeler qu’en physique, le spectre lumineux visible (dont la couleur en dépend directement – va de l’infra rouge à l’ultra violet) et le spectre sonore audible (va de l’infra son à l’ultra son) . Ils peuvent se retrouver superposer sur la même onde. Seules les fréquences différentes vont nous permettre de les percevoir, de les entendre ou non ! L’onde sonore manifeste donc les même phénomènes de Réflexion et de réfraction que l’onde lumineuse, mais pas ceux de la diffraction. Cependant la réverbération et l’écho sont des phénomènes proprement sonores
Enjeux d’un atelier danse pour les futurs enseignants: Sensibiliser les futurs enseignants aux possibilités de la danse et aux bénéfices pour leurs classes : ouverture d’esprit, cohésion de classe, expérience avec les élèves, réappropriation didactique et pédagogique pour mettre en place des séances. – Décloisonner les pratiques – Apprendre à investir l’espace en tant que professeurs devant une classe, apprendre à bouger, utiliser son corps pour s’exprimer, transmettre. – Ouverture à l’utilisation des sens pour être sensible aux élèves, à l’ambiance de la classe Enjeux de l’atelier danse pour les élèves : Découvrir la danse, peut être déclencher des envies, ouverture d’esprit, appréhender les arts comme un tout – Travailler les sens, la sensibilité aux autres, le vivre ensemble, l’empathie – Faire preuve de tolérance -Rencontrer un artiste, poser des questions sur son travail, sur son processus de création, sur son parcours. La danse classique, plus codifiée, lutte contre la gravité ▲tandis que la danse contemporaine joue avec la gravité ▼. Différents exercices d’échauffement : Montrer différentes façons de marcher puis créer une phrase dansée. Insérer des attitudes immobiles dans une seconde phrase. Créer un duo, puis un trio avec des façons communes de se déplacer. Tirer , au sort des consignes à suivre. Marcher le long d’une ligne ( ruban de masquage au sol) de manière différente à chaque fois puis en jouant avec cette ligne. Marcher puis chuter (matelas au sol) . Marche rythmée en groupe et arrêt simultané ou s’arrêter à un top sonore ou musical – marche rythmée en groupe en avant, en arrière, vers l’extérieur d’une spirale ou d’un cercle, suivant une force centrifuge puis vers l’intérieur, suivant une force centripète – ralentir, se regrouper en maintenant un point de contact, puis deux, puis trois tout en continuant de bouger – marche rythmée en groupe sur des matelas et tomber, chuter (comme la fonte lente d’un iceberg, d’un glaçon ) suivant différents temps : 8 temps puis 6, 4, 2, 1, en gardant le même temps au sol que lors de la fonte – marcher en groupe et tomber en même temps – choisir quelqu’un, marcher en groupe en gardant toujours la même distance avec la personne choisie puis courir en groupe, en gardant toujours la même distance. Apprentissage d’une phrase chorégraphique à partir de la suite de Fibonacci (1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21 etc) dans le sens croissant puis décroissant. D’abord en comptant les nombres à voix haute et en frappant dans les mains puis en silence, puis sur une musique (répétitive, minimale ou électroacoustique – compositions de Steve Reich, Arvo Pärt, Pierre Henry…) Juxtaposer plusieurs mouvements choisis pour créer des phrases de chorégraphie personnelles en 4, 6 et 8 temps. Les filmer, les dessiner, les décrire, les mémoriser. Mettre en scène un texte, un alphabet en créant un vocabulaire, un inventaire corporel de gestes, de mouvements. Consulter article sur le blog (Atelier Micouin, PREAC danse), le site numéridanse ou le dossier très complet de CANOPE intitulé « Danser avec les albums de jeunesse » pour aller encore plus loin:
Durant cet atelier pratique, nous avons abordés plusieurs points :
l’image unique / l’image multiple
l’apparition / la disparition de l’image (l’empreinte, la trace…)
le détournement d’objet (objet-sujet, objet-support, objet-outil)
l’usage de l’estampe pour créer de la narration
« Less is More » – Ludwig Mies van der Rohe
La simplicité étant de mise, nous avons prioritairement travaillés avec des éléments facilement à disposition : éléments naturels, alimentaires, manufacturés. Ces matériaux sont économiques (voire gratuits) et accessibles, ce qui permet un réinvestissement dans les Arts Plastiques, en Cycle 3 et 4.
Nous avons séparés nos expérimentations en quatre catégories, qui ont toutes débouchées sur quatre situations d’enseignement parmi d’autres possibles :
« Trois, deux, un : patatograver ! » : multiples utilisations de la patatogravure ;
« Nature de la matrice / la nature comme matrice » ;
« La collection : identiques mais différents » : utilisation de la gravure sur métal ;
« Quelle drôle de vie ! » : utilisation du surcyclage par la narration.
L’envie fondamentale est de travailler sur la notion de temporalité,d’évolution d’une forme et de la matière avec son environnement. Le souhait est de se tourner vers des matériaux de l’ordre du biodégradable. Rapidement les projets s’orientent vers une installation en extérieur au sein de l’ESPE, pour rendre visible et accessible le travail au travers d’un parcours. Les projets se rejoignent notamment dans l’idée d’évolution, de changement,de métamorphose provoqués par les différents facteurs extérieurs. La question de la documentation semainière ou mensuelle est également évoquée.
Le chorégraphe Josef Nadj et le peintre Miquel Barcelo créent sur scène une pièce-tableau.
« Paso doble », pièce créee en 2006 au festival d’Avignon.
La passion de Josef Nadj pour le geste du peintre l’a conduit, il y a environ cinq ans, dans l’atelier
de Miquel Barceló. Ce fut le premier temps d’un dialogue stimulant et fécond entre deux artiste s
qui ont pu, peu à peu, découvrir leur degré de connivence, le nombre de leurs préoccupations et de
leurs intérêts communs. Jusqu ’à ce qu’un beau jou r, « com me en une sorte de confession », Nadj
déclare son désir « d’entrer dans le tableau, de le vivre de l’intérieur, d’y réagir physiquement et pas
seulement mentalement ». Et que Barceló réponde : « Oui, mais comment? »
…Alors… l’expression d’une rencontre, une double confrontation avec l’argile, un pari et une expé-
rience de partage, l’ouverture d’un espace, d’un territoire qui mobilise tous les sens et qui conjugue
la danse, le théâtre, les arts plastiques. Et puis le son et la lumière.
Myriam Blœdé
Notre production est un portfolio constitué de différentes œuvres, dont le thème commun est la trace. Nous avons réalisé ce portfolio au fil de nos TP. Notre objectif étant de rassembler plusieurs traces avec pour unique support la feuille de papier. Ces traces ont été réalisées par le biais de plusieurs outils et médiums. Nous avons utilisé uniquement des médiums rouges et noirs, ce qui permet de se concentrer davantage sur la technique adoptée que sur la couleur en elle-même. En effet, les différentes techniques apportent un panel de dégradés ce qui permet une plus grande visibilité de la trace. Continuer la lecture de « Le trace… Tielles Julie, Tesnier Chloé, Dupont Margaux »
A partir de l’entrée notionnelle « dessin – corps – geste », nous avons réalisé un dispositif plastique constitué de 8 pans de tissu de coton de 1,20m. de haut * 0,80m. de large prévus pour être suspendus et traversés par le public.
Le support, comme contrainte initiale, est un pan de tissu en coton blanc suspendu à notre hauteur pour laisser la place au geste, aux mouvements amples.
Très vite, des réflexions sont apparues :
Comment aborde-t-on un support mou, flottant ? Envers / endroit, où est l’œuvre ? De quel côté la regarde-t-on ? Transparence recherchée ou involontaire? Un pas vers la sculpture? Comment travaille-t-on à plusieurs ?
A partir de l’entrée notionnelle « dessin – corps – geste », nous avons réalisé un dispositif plastique constitué de 8 pans de tissu de coton de 1,20m. de haut * 0,80m. de large prévus pour être suspendus et traversés par le public.
Le support, comme contrainte initiale, est un pan de tissu en coton blanc suspendu à notre hauteur pour laisser la place au geste, aux mouvements amples.
Très vite, des réflexions sont apparues :
Comment aborde-t-on un support mou, flottant ? Envers / endroit, où est l’œuvre ? De quel côté la regarde-t-on ? Transparence recherchée ou involontaire? Un pas vers la sculpture? Comment travaille-t-on à plusieurs ?