Rapport de stage modifié réalisé par :
– AUGUIN Anne-Sophie
– LE GOFF Clémence
– MANINI Mathilde
– PAVIET-ROCHE Gwenaelle
Annexes :
python.espe-bretagne.fr/blog-plc1-arts-plastiques/wp-content//ANNEXES.compressed.pdf
Evaluation continue des Masters d'enseignement et mutualisation de pistes d'apprentissages, d'ateliers artistiques, de ressources en Arts plastiques.
Rapport de stage modifié réalisé par :
– AUGUIN Anne-Sophie
– LE GOFF Clémence
– MANINI Mathilde
– PAVIET-ROCHE Gwenaelle
Annexes :
python.espe-bretagne.fr/blog-plc1-arts-plastiques/wp-content//ANNEXES.compressed.pdf
Dans Les Corbeaux, Josef Nadj et Akosh Szelevényi, saxophoniste et poly-instrumentiste, poursuivent leur conversation en se tournant à nouveau vers la nature de leur région natale : comme l’indique son titre, c’est l’observation patiente, minutieuse des corbeaux et, en particulier, de l’instant fugace où ils se posent, où s’opère la transition entre le vol et la marche, qui a nourri cette performance. Cependant, dans le dialogue danse / musique, un troisième partenaire est invité à s’exprimer, à ”réagir librement”, à faire parler sa voix silencieuse : une peinture noire, brillante, fluide, qui, dans le fil du geste musical et chorégraphique, déposera la trace, témoin ou empreinte, du passage des oiseaux. Ainsi, par le mouvement dansé auquel il se livre au cours de cette improvisation – un mouvement qui engage progressivement sa main, son visage, son bras, puis son corps tout entier –, l’état que Nadj cherche à atteindre est une préparation au geste pictural. Où son “devenir-oiseau” se confond avec un “devenir-pinceau”. Myriam Blœdé
La fable de la Fontaine, revue et corrigée par deux chorégraphes contemporains de génie et leur compagnie: Montalvo Hervieu
http://www.numeridanse.tv/fr/video/430_le-corbeau-et-le-renard
par Miroux Ludovic
Souvent, la nuit tombée, je me promène loin de chez moi. Je laisse mes pas me guider et m’emmener au grand air. Montagnes et forêts, en cela, sont propices. Même petites, elles se font complices et s’ouvrent à mes douces rêveries.
N’y voyant pas plus loin que le bout de mon nez, mes pieds sont mes oreilles, et je me laisse bercer par les champignons saxophonistes; leur musique plaintive et agitée trouble l’ordre nocturne, et j’y vois un cygne. Il vole en rase motte tel un dératé. Plus haut un crayon perce le ciel étiolé.
Autour de moi tout s’envole en confusion; un pain trop cuit s’enfle en nuage et dans un coin perdu, le soleil s’éclipse. Trop fatigué de l’été, il cherche refuge sous les montagnes naines. Ainsi naît l’hiver, s’installe, perdure et réchauffe mon cœur d’enfant. A terre, très à terre, l’objet punaise, petit et vicieux, cherche mutinerie. Non content de ne pouvoir participer au joyeux foutoir onirique, il se glisse sous la plaque du four, dans le tiroir, celui de gauche et perce les feuilles de mes branches hivernantes.
Soudain le soleil se réveille en une fulgurante explosion accompagnée d’une fusée et de trois ou quatre avions, un crayon tombe et roule au pied de la table de nuit et l’odeur du pain, tout chaud, me ramène sous les couvertures de mon lit. Le rêve comme une bulle éclate et, à mes pieds, joue un jeune chat aux yeux d’agate et aux griffes acérées.
Voilà comment Matcha ma poupée (préférée) m’a emmené faire le tour du monde.
Je m’appelle Arthur, j’ai 6 ans et 6 dents, et je vais vous raconter comment Matcha m’a amené faire le tour du monde.
J’étais bien tranquille dans mon tiroir quand Matcha m’a demandé : « dis Arthur, tu as déjà été ailleurs ? »
Je lui ai répondu : « où ailleurs? », « je ne sais pas, loin, pas ici… pas là, mais plus loin… ? » hésita Matcha.
Arthur acquiesa.
Matcha alla chercher son crayon sur le bureau d’Athur. Arthur descendi et suivi Matcha puis lui donna une feuille comme elle lui avait demandé.
Sur la première feuille elle écrivit : Début du voyage.
Arthur la regarda avec interrogation.
Matcha : « Ne pose pas de questions et suis moi. »
Arthur pris la main de Matcha.
Sur la deuxième page, Matcha dessina une théière avec deux sièges. « Vas y installe toi » dit Matcha. A peine avait elle finit sa phrase qu’Arthur et Matcha se retrouvèrent dans la théière bien installés dans les fauteuils qu’avait dessiné Matcha avec soin.
Elle se mit à tournoyer dans les airs, vite, vite, aussi rapide qu’une fusée. Arthur se sentit mal pendant un moment, mais avait tellement envi de voir l’ailleurs où les champignons jouent de la musique, qu’il n’en dit rien à Matcha.
La théière se posa dans une forêt au milieu d’un grand chêne coupé en deux.
« Ca y est nous y sommes » dit Matcha.
Arthur n’en croyait pas ses yeux, il n’avait jamais vu une telle forêt.
Matcha le prit par la main et l’emmena le long du chemin. Là ils rencontrèrent un hérisson qui avait une drôle de monture.
« Tiens c’est Leny, le hérisson et son escargore de course, le plus rapide de la forêt ! » dit Matcha.
Arthur restait sans voix. Il n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles.
Ils continuèrent de s’enfoncer dans la forêt et rencontrèrent bientôt Lysette la Taupe.
Arthur en voyant les gâteaux de Lysette dans son panier en eu l’eau à la bouche. Ils avaient l’air d’être aux fruits rouges, ses préférés !
Ils s’enfoncèrent tous trois dans la forêt, et arrivèrent bientôt au village.
La fête commençait mais déjà on pouvait sentir la bonne humeur et la joie qui y régnait. Il y avait de la musique qui venait d’un groupe de champignons (apparement très connu dans la région), des animaux (petits et grands) fesaient une ronde plus loin : oiseau, blaireau, hérissons, lapins, élans, se dandinaient sur cette fabuleuse musique.
Il y avait toutes sortes de bonnes choses à manger : des gâteaux, des glaces, des bonbons, mais aussi des mets inconnus à Arthur. Des liquides pétillants et vert, des gelées avec des sortes de smarties à l’intérieur.
par Mahe Jonathan
Destination la grande rêverie.
Il était tard, dans ma petite maison douillette du fin fond de la Bretagne. Je me blottissais confortablement dans mon petit lit, quand tout à coup, une sorte de fée ou de sorcière apparue. Elle prit son gros grimoire marron et usé et récita une formule bien étrange. Me voilà sous le coup d’un sort.
Longtemps je résistais mais peu à peu mes yeux clignotèrent et le sort fit effet. Me voilà embarquer dans une grande théière rouge avec des voyageurs étranges : un chat, un chien, et un vieux rat tenant un billet où il était écrit direction : la grande rêverie. Quelle était cette bourgade étrange où l’on me transportait de force ?
La route fut longue sur le périphérique fait de pain d’épices. Notre étrange bolide se fit même doubler par Jojo lapin en personne, il avait une étrange moto volante, il se rendait vers la ville pour y acheter des carottes chez les Dupont et Dupond, reconvertis pour l’occasion, eh oui c’est la crise pour tout le monde, Tintin et Milou ont fait faillite eux aussi.
Notre bolide était bien dangereux à mon goût après avoir foncé dans une commode en suspension conduit par un jeune garçon, nous tapions dans une banane géante. Mr poisson, le policier de la ville nous dit de faire un peu attention car une poule pondeuse mettait bas par le dos à l’entrée de la ville. Oui suis-je ???
La pancarte d’entrée dans la ville m’indiqua ma destination : la Grande rêverie, lieudit du champignon géant.
Les gens qui y vivaient avaient des mœurs très étranges: un chat parcourait le ciel en avion, un poussin voyageait tranquillement sur sa baguette de pain, tandis qu’une étrange course se préparait entre un poussin sur son escargot-moto et un lion sur une petite mobylette, le tout arbitrer par Mr Bonhomme de neige qui résistait bizarrement bien au 35 ° C ambiant.
On me fit signe de descendre et d’embarquer dans un petit bateau de fortune dont le capitaine était un nounours que je semblais connaître. Chouette ! Notre embarcation était similaire à celle du capitaine crochet ! Peut-être que ma destination finale était le pays imaginaire finalement comme Peter pan !?
Mon voyage se fit en plusieurs étapes, en effet à peine, assis sur ce petit bateau qu’une étrange sonnerie retentit, un long tourbillon m’emporta et me ramena dans mon petit lit.
7 h il est l’heure de se lever !
Je compris à ce moment que la fée en question qui me jeta le sort n’était que ma maman me racontant une jolie histoire pour m’endormir. Le sort finalement était celui de rêver. Ma maman me donna la formule magique pour retourner dans ce pays étrange. Deux formules sont possibles, nombreux grimoires sont à ta disposition, tu dois les lire pour rêver, mais le comptage des moutons peut aussi te servir.
Ma journée commença et je n’espérais qu’une seule chose continuer mon voyage le soir prochain….
Je vais vous raconter l’histoire étonnante d’Augustin, un poussin malin, au destin digne d’un film hollywoodien.
Le petit Augustin est le dernier d’une fratrie de 36 poussins élevés dans l’amour et la bienveillance. Leur maman poule roucoule toujours dans les ailes du papa coq nommé Sherlock.
Chaque jour, dès les premières lueurs du jour, maman poule réveille ses poussins d’une douce caresse de la main. Elle les accompagne lorsqu’ils dégustent leurs tartines au beurre, puis les surveille lorsqu’ils jouent au ballon dans la sueur, parfois à se faire peur mais toujours dans la bonne humeur.
Augustin grandit donc dans la famille du bonheur. Et que demander de plus qu’une vie de joie et de bonheur?
Bien plus aux yeux de l’intrépide et rêveur petit gallinacé jaune, pour lui vivre une vie sans aventure c’est comme vivre en Bretagne sans toiture, triste.
TER littérature de jeunesse 2014-2015
C’est l’histoire d’un petit chaton qui se promenait en avion avec sa maman. Il observait tout ce qui se passait autour de lui.
Il fut étonné de voir une fillette dans une petite voiture rose, avec 1001 poussins. Il demanda à sa maman pourquoi cette petite fille avait autant d’amis. La mère ne su que répondre, et lui suggéra de regarder le paysage plutôt que de poser toujours des questions.
Mais un autre détail attira son attention.
Il y avait trois jolis petits poussins qui faisaient du toboggan. Ce qui questionna le jeune félin, c’était que ce toboggan était une banane . Elle était ouverte, et les poussins glissaient sur sa peau.
Il réfléchi et se souvint d’avoir entendu un jour, qu’il ne fallait pas marcher sur la peau de ce fruit car
elle glissait. Il se dit que les poussins avaient trouvé un moyens original d’utiliser cette banane.
Il regarda longuement sa maman, puis ne pu s’empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
Le chaton se mit à observer de nouveau sans oser questionner sa mère.
Du haut de son avion, il pouvait admirer plein de jolies choses.
Mais tout à coup, il se mit à rire aux éclats. Il avait aperçu de nouveaux poussins jouer.
Ces coquins grimpaient sur le haut de la tête d’une girafe, puis se laissaient glisser. Léo se dit que se toboggan était encore plus étonnant que la banane. Il garda cette découverte pour lui.
Ce fut l’heure de rentrer à la maison. A aéro-club, après être sorti de l’avion, la maman de Léo lui demanda si balade lui avait plu. Il répondit :
Je vous raconterai l’histoire de Pussy, un chat pas si ordinaire.
A l’heure où tous les chats sont gris, Pussy, lui, restait blanc, immaculément blanc. Imaginez alors les conséquences ! Ses tentatives répétées de chasser les souris, une fois la nuit tombée, demeuraient toutes vaines. Telle une étoile incandescente, il s’aventurait dans les rues, alertant sur son passage toutes les petites proies potentielles de sa venue. Quel échec !
Pendant les longues soirées d’hiver, où tous les chats se lovent sur un coussin velouté au coin de la cheminée, Pussy, lui, restait couché sur les dalles froides de l’entrée. Vous vous demandez pourquoi donc ? Quelle étrangeté ! Notre chat souffre d’une intolérance à la chaleur. Une exposition même furtive provoque en lui une manifestation allergique rare consistant en l’éclosion de pustules sur l’ensemble de son corps. Quel malheur !
Au moment des repas, où tout chat normalement constitué se précipite sur les jambes de sa maîtresse pour s’y frotter, Pussy lui s’y refusait. Il n’a besoin de personne, il reste à distance.
C’est ainsi qu’un après-midi d’automne, il décide de partir à l’aventure, vers de meilleurs cieux. Au détour d’une rue, il croise Aldebert le Boxer. C’est un fugueur qui a encore échappé à la vigilance de ses maîtres. Une de ses activités favorites est de courser les chats qu’il rencontre. Alors évidemment là, l’aubaine ! Il se met en position de sprint dans les starting block, » à vos marques » … Il n’ira pas plus loin, Pussy lui réplique un feulement glacial qui le pétrifie sur place. « Pff même pas peur » et Pussy poursuit son chemin. Il fait beau et les oiseaux chantent dans le parc, mais à l’approche de notre matou-cachet d’aspirine, silence total, rien ne bouge. Pussy est las, désespéré et décide de se nicher sous un banc du parc. Son oreille est alors attirée par le son d’une musique entrainante qui provient d’un kiosque à l’orée du bois. Les Aristochats se mettent en place pour leur performance en plein air hebdomadaire. Pussy s’approche, étrangement attiré par le rythme ternaire bien rond que produit le big band. A sa surprise, ses congénères musiciens ne fuient pas, n’interrompent pas leur musique. Au contraire, ils l’accueillent avec un large sourire moustachu et lui proposent de souffler quelques notes dans une petite trompette. Pussy connait un peu la musique, enfin…sa musique c’était de faire grincer ses griffes sur les verres en crystal pour faire enrager sa maîtresse. Mais là, sur l’air de « Summertime », un miracle se produit. Son souffle se réchauffe au contact de l’instrument cuivré. Un frémissement parcourt son échine et son poil prend une teinte légèrement rousse. Il va passer avec ses nouveaux amis musiciens un puis des moments formidables.
Depuis cette rencontre, il n’est plus le même. D’accord, il est devenu un peu trop fier de lui. Mais quel plaisir de l’avoir à mes cotés, à ronronner, sa patte posée sur ma feuille alors que je termine le récit de cette histoire.
C’était un village comme il en existe tant dans les forêts bretonnes, où chaque animal se côtoyait sans se causer d’ennuis.
Il y avait dans ce village un poussin très téméraire nommé Paul qui rêvait de devenir dresseur de fauves. Tous les jours, il lisait le même unique livre qui décrivait comment dresser des bêtes sauvages. Paul, qui était encore très jeune, n’en avait à ce jour jamais vu une seule. Il imaginait toujours les aventures incroyables qui lui arriveraient s’il quittait son village pour aller à la rencontre des merveilles qui pouvaient se trouver de l’autre coté de la forêt. Il parlait de ce projet du matin au soir. C’était d’autant plus frustrant que dans ce village, personne n’était jamais impressionné par ses exploits rêvés.
Paul avait un ami qui s’appelait Gus. Gus était un lapin à l’air nonchalant qui semblait toujours déçu de tout. Le grand rêve de Gus était en réalité de passer ses journées à manger des crêpes aux chamallows tout en jouant aux cartes. Mais comme il n’en parlait jamais, personne n’en savait rien.
Un jour qu’il avait plu tellement fort que toutes les maisons du village s’étaient ratatinées, une étrange créature fit son apparition. En la voyant, Paul n’eut aucun doute : de couleur orange, munie de crocs luisants, grosse comme un char d’assaut, c’était forcément un fauve ! D’ailleurs, ce fauve-là avait revêtu un casque de défense extrêmement sophistiqué. Pas de doute : il venait attaquer le village ! Paul jubila d’excitation, et sans hésiter plus longtemps, il sauta sur le dos de la bête. A son grand étonnement, la créature ne réagit pas. D’ailleurs, elle ne bougea pas d’un pouce.
– Hue ! fit Paul.
Il passa une corde autour du cou de sa victime et lui intima d’avancer. La créature dû se résoudre à se traîner sur quelques centimètres, laissant une longue trace luisante à l’arrière de son unique pied. Paul ne se formalisa pas de cette lenteur accablante, et c’est au bout de trente minutes qu’il fit son entrée triomphale dans la ville.
Les villageois le regardèrent sans rien dire. Personne ne réagit. Paul s’exclama :
– Vous avez-vu ? Je suis le plus grand dresseur de fauve de toute la forêt !
Il y eut un silence, puis chacun cessa de lui prêter attention. Alors Paul fit avancer sa monture jusqu’à Gus, qui mangeait une pomme d’amour. Cela prit une bonne vingtaine de minutes supplémentaires.
– Tu as vu ? Répéta-t-il. Je suis le plus grand dresseur de fauves de toute la forêt !
Gus termina sa bouchée, se tourna vers son ami et lui répondit :
– Ce n’est pas un fauve, c’est un escargot.
Paul écarquilla les yeux. A vrai dire, il n’avait jamais entendu parler de cet animal. Penaud, il descendit de sa monture. L’escargot n’eut aucune réaction.
– Et si on allait chez toi manger des crêpes aux chamallows ? Proposa-t-il d’une toute petite voix.
Gus garda son éternel air nonchalant, mais une petit lueur brilla dans ses yeux. Il accepta d’un hochement de tête.
Quant à l’escargot, il continua sa route et personne ne le revit jamais.