Quelques pistes d’apprentissages à exploiter en présence, physique, d’une oeuvre d’art, lors d’une visite d’une institution culturelle (galerie, musée):Pistes péda au musee- analyser une oeuvre – Copie
Enjeux pédagogiques pour les élèves, à établir un musée personnel, une collection ou, pour l’enseignant, un musée de classe:MUSEE de classe MUSEE perso
Quelques articles extraits de l’ouvrage placé sous la direction de Jean Houssaye (professeur à l’université de Rouen) La pédagogie: une encyclopédie pour aujourd’hui – ESF Editeur 2005, empruntable à la BU de l’INSPE
Quelques exemples de séquence en Arts Plastiques, issues d’un groupe de travail, piloté par des collègues d’Arts Plastiques; Emmanuelle Vequeau et Jean-Christophe Dreno:
« Mille Lignes » propose, dans le cadre du protocole sanitaire, des pistes de travail questionnant la pratique du dessin dans sa richesse et sa complexité. « Mille Feuilles » propose, dans le cadre du protocole sanitaire, des pistes de pratique plastique avec pour seul matériau et/ou support, des feuilles de papier.
Originaire de la Mayenne, Thomas BAUDRE part en 2016 à la rencontre des agricultrices et agriculteurs de son département. Son but ? Remettre en question les images stéréotypées qui représentent trop souvent le monde agricole. Thomas confie alors des appareils photos jetables à sept familles de différentes communes, leur proposant de photographier leur quotidien pendant un an.
Les gestes, les ambiances, les saisons de la vie paysanne… De cette récolte foisonnante découle le documentaire « Depuis les champs » : un voyage entre prises de vues réelles, photographies argentiques, croquis et dessins animés à travers la campagne mayennaise, auprès de ceux qui l’aiment et la font vivre.
Cette exposition dévoile une sélection de photographies réalisées par les familles présentes dans le film, accompagnées de croquis extraits des carnets de bord de Thomas BAUDRE. Le travail d’animation y est également présenté, des premières planches de storyboard, aux calques ayant servi de supports à la « rotoscopie », une technique d’animation qui consiste à relever image par image les éléments d’une figure filmée afin de les retranscrire en dessin animé. »
Thomas Baudre, étudiant en master MEEF à l’INSPE de Rennes, nous explique: « Ce film d’ Hatcap production est le fruit d’un travail collectif en Mayenne, en plus des agriculteurs, beaucoup de personnes nous ont aidés, conseillés, encouragés…Nous l’avons inscrit dans différents festivals, pour qu’il continue de vivre en salles. Nous allons essayer d’organiser une séance sur Rennes, même si nous avons du mal à atteindre les grandes villes (le format 52′ n’est pas évident pour les cinémas…) »
Voilà la bande-annonce de ce petit bijou cinématographique, en attendant sa sortie en salle :
Des protocoles de tournage filmique, entendus comme; – entrées – amorces – étincelles – déclics – déclencheurs – challenges – missions – obstacles – leviers – jeux – contraintes, ont été donné à des stagiaires M2, dans le cadre de l’offre modulaire cinéma.
Il s’agissait de faire un court-métrage afin de se placer dans une relation active au monde. Voici l’un d’eux, d’une grande qualité, réalisé par Thomas BAUDRE et Eugénie HOUYVET, stagiaires M2 en Arts Plastiques ( film hébergé sur la plate-forme de l’INSPE baptisée l’espod):
Dale Carnegie, (1888-1955) conférencier et leader mondial de la formation continue est spécialisé dans les entraînements à la communication. il a développé une méthode d’épanouissement personnel dans le monde de l’entreprise. Adepte de la pensée positive dans la réussite professionnelle et la motivation des salariés. Aide à lutter contre la phobie sociale (voir également Christophe André). » Toute intervention, que le communicateur en est conscience ou non, poursuit l’un des quatre objectifs suivants:
Convaincre – Faire agir – Informer – Distraire
Comment faire un exposé pour convaincre: Gagnez la confiance en la méritant – obtenez une réponse affirmative – parlez avec un enthousiasme contagieux – montrez du respect et de la sympathie à votre auditoire – commencez d’une manière amicale.
Comment faire un exposé court pour inciter à l’action: Racontez un évènement que vous avez vécu, en donnant des détails pertinents – Annoncez de façon brève et précise ce que vous voulez que votre public fasse – Faîtes ressortir le bienfait que votre auditoire peut en retirer.
Comment faire une présentation pour informer: Limitez votre exposé, classez et énumérez vos idées à mesure que vous les développez – comparez ce qui est nouveau avec ce qui est familier – utilisez des aides visuelles.
Comment faire des interventions impromptues: Exercez-vous à parler impromptu – soyez mentalement prêt à parler à l’improviste – citez un exemple immédiatement – parlez avec animation et force – utilisez le principe « hic et nunc » (ici et maintenant) – ne faites pas une improvisation – faites une intervention impromptue.
« A BOUT DE SOUFFLE » de Jean-Luc GODARD de 1959: Niveau Lycée
L’affiche de cinéma est à la fois une affiche publicitaire – dont la visée de communication est conçue pour attirer le spectateur – et une « image de cinéma » – à visée artistique.
Analysez comment se conjugue ces deux impératifs: 1. sous l’angle des constituants plastiques présents sur l’image – Composition – couleur – dessin, forme – mise en image de différentes scènes du film (ou d’une seule) -typographie. 2. sous l’angle des choix sémantiques (signification) – effet de stylisation – citation – symbole – allégorie.
Analysez comment le film se « traduit » dans l’affiche, dans un photogramme (arrêt sur une image extraite du film). Etudiez la perspective historique: esthétique du graphisme, de la mise en image, de l’atmosphère, de la sensibilité et des goûts de l’époque. On pourra procéder à la même démarche avec « Les 400 coups » de François TRUFFAUT au niveau collège.
Voir aussi le dispositif national « college au cinéma », financé par le CNC (Centre National du Cinéma): la présentation du film à une classe de collège – par l’équipe de médiation (vidéo de 10 mn ) autour du film de Truffaut « les 400 coups » .
Les enjeux éducatifs, culturels, civiques et sociétales de « l’education aux médias » par Philippe Meirieu: MEIRIEU _eduquer_aux_medias
Retour sur un stage de formation continue, organisé et mené par Elisa LEPAGE (conseillère pédagogique départemental) « Arts visuels » à l’INSPE de SAINT-BRIEUC, dans le cadre du dispositif national « école et cinéma »
Autour du court-métrage de Charleys Bowers: « Pour épater les poules »de 1925 :
Réaliser une affiche du film:
affiche du film « pour épater les poules »
affiche du film « pour épater les poules »
Réaliser un petit film d’animation: procédé « image par image »:
Suite d’images fixes en écho à l’incitation donnée: « PROLIFERATION »
Réaliser une Bande dessinée avec quelques notions de cadrage:
Afin de vous aider à l’analyse réflexive et problématisée de votre dispositif d’enseignement, conçu et piloté lors de votre stage, ainsi qu’à nourrir vos mémoires, voici quatre textes surlignés de laurence Espinassy (maître de conf à l’Université et l’INSPE d’Aix-Marseille) avec des retours réflexifs d’étudiant.e.s, un texte de Joelle Aden sur la créativité à l’école, l’arbre du savoir-apprendre d’Hélène Trocmé-Fabre et un article collaboratif de l’Université de Toulouse.
Dans le premier, qui s’appuie sur deux situations de classe observées en arts plastiques au collège, « abri-insecte » et « ville-vent-pollution« , L. Espinassy, pointe l’articulation du dire-faire-penser, les enjeux de l’incitation et de la contrainte.
Dans ce second texte, « Inciter à l’étonnement », laurence Espinassy , toujours à partir d’une situation d’enseignement en collège « le déluge », s’appuie sur les écrits de Vygotsky, Bruner, Daniellou, Chabanne et les siens pour pointer les langages formels, gestuels, corporels, comportementaux à l’œuvre dans cette incitation. Certes, les programmes de collège mentionnés sont ceux de 2008, mais la démarche scientifique, bien structurée, peut s’appliquer aux nouveaux programmes:
Dans ce troisième texte, « enseigner les arts plastiques », L. Espinassy revient sur la nécessité de « faire faire pour faire apprendre » et la proposition précédente sur le déluge. Une bibliographie très complète clôt cet article:
Dans ce quatrième article « entre référence artistique et incitation », L Espinassy revient sur l’articulation étroite entre le dire, le faire et le penser, en Arts Plastiques. Le pédagogue Lev Vygotski, « sur le jeu, sur l’art comme technique sociale d’aiguisement des affects » ainsi que John Dewey « l’art comme expérience » sont commentés:
Dans le texte suivant de 2009, L’auteure Joelle Aden, précise que la créativité (comme attitude, capacité) apporte « une réponse à la démotivation ou à l’apathie « provoquée par un enseignement déconnecté des élèves auxquels il s’adresse. Elle réfute un système éducatif basé sur une idéologie de la réplication des modèles, sur une logique binaire et une conception obsolète de l’autorité. Elle ouvre ainsi un chemin jusqu’alors resté bloqué: celui qui prend en considération l’expérience intime de la vie. ( Voir à ce sujet les écrits du sociologue Edgar Morin). C’est un chemin qui mène à une autonomie consentie, réflexive, questionnante:
L’arbre du savoir-apprendre d’Hélène trocmé-Fabre (docteur en lettres et sciences humaines)
Dans ce dernier texte collaboratif de l’Université de Toulouse, les auteurs interrogent la dualité « enseigner/apprendre », dans le contexte et la mise en œuvre d’une classe traditionnelle à une classe inversée, avec l’aide du numérique. Ils donnent aussi une définition du mot compétence comme un savoir mobilisé:
En guise de conclusion, l’objectif reste le même pour l’enseignant: Comment créer des situations d’enseignement pour favoriser l’apprentissage des élèves, des étudiant.e.s ? Albert Einsteinavait formulé cela en disant: « Je n’enseigne rien à mes élèves: j’essaie seulement de créer les conditions dans lesquelles ils peuvent apprendre ».
De l’école au cinéma, en passant par le collège au cinéma puis lycéens au cinéma…le site TRANSMETTRE Le cinéma présente des analyses de séquence, des extraits, des bandes annonces, des images de la culture facilement exploitables avec des élèves:
Exemple à partir du bal des Vampires de Polanski réalisé en 1968 : la scène de l’enlèvement de Sarah. L’occasion d’étudier la nature des sons entendus, le rôle et l’alternance des plans, la place et les mouvements de la caméra, l’atmosphère crée par les lumières et les textures filmées, la volonté de désacraliser le fim de vampires…
Un extrait du film de Robert Bresson daté de 1956 « un condamné à mort s’est échappé ». Etudier les rapports de sens entre ce que l’on voit et ce que l’on entend, les analogies de gestes et les types de raccords: